En matière de faisabilité des travaux, le ministère des Infrastructures doit se tenir aux termes de rigueur et de résultats s’agissant, et envers les entreprises qui réalisent selon les échéances les projets qui leur sont alloués.

Force est de constater que l’entreprise ETEP avait pour mission de réaliser les travaux de routes sur le tronçon Ngouri et Bol (environ 100 km). Depuis, et plus de 20 mois que les travaux ont commencés, et jusqu’à maintenant cette entreprise n’a pas fini sa mission. Selon nos informations, les routes ne sont pas achevées et les travaux continuent de patauger.

Mais… Ce qui apparaît comme magouille est l’octroi d’un autre marché à la même entreprise alors que les résultats de la 1ère mission ne sont pas encore constatés ou évalués.

Contre toute attente, le ministère des infrastructures couvert par les membres de la COJO (Commission pour le jugement des offres) qui sont en majorité des cadres dudit ministère octroie le projet (BAD) de la route Abéché-Abougoulem. Comment ne pas comprendre ici qu’il y a quelque chose qui se trame ?

En principe le ministère des Infrastructures doit d’abord juger la qualité des travaux en court, et évaluer le concept du travail avant de statuer sur la donation d’un autre marché à la même entreprise.

Comment les autres entreprises en concurrence avec ETEP pourraient comprendre et accepter qu’il n’y a pas anguille sous la roche ?

Comment aussi, les autres entreprises observeraient les exigences du ministère sur la rigueur et les conditions de la finalité des travaux ?

C’est ces genres de procédés qui font qu’assez souvent, les travaux sont souvent de moindre qualité, parce que le ministère des Infrastructures n’exige qu’en mime le cahier de charges auprès des entreprises sélectionnées. Si la plupart des routes ne tiennent pas après deux ans d’exercice, c’est aussi ça le pourquoi de la question. S’il y a une commission de contrôle au-dessus du ministère des Infrastructures, qu’elle aille chercher les explications sur cette observation afin de définir la clarté des choses.

Au Tchad, la corruption des cadres fait que malheureusement les infrastructures réalisées se trouvent en deçà des qualités requises. Tout cela à cause des pontes qui exigent des commissions sur l’attribution des marchés, et l’impunité vient compléter le tableau des récidives. Les seuls perdants sont le pays et son peuple.

doc PV de la commission d’ouverture et de jugement d’offress PDF

Tchadanthropus-tribune

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