Par décret n° 759 du 08 novembre 2021, le Colonel HASSANE KALIBOU SOUGOU ID : 92 831 485 et le Sous-Lieutenant YOUSSOUF MOUGOU NESSEK ID : 09081848, sont cassés au grade de soldat de 2e classe, et radiés du contrôle des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité pour faute grave. Les intéressés n’auront droit ni à la pension et à la solde de réforme, ni à une quelconque prime d’indemnité compensatrice.

Le Colonel Hassan Kalibou est chef de canton Donza dans la région du Borkou. Chose bizarre et peut être sujet à la controverse, est le fait qu’un chef traditionnel vient d’un corps d’armée, et de surcroît officier de son rang.

Ces faits découlent de la gouvernance du régime MPS qui a voulu militariser tous les systèmes politico-sociaux du pays. Une contradiction notoire par rapport à la réalité des populations.

Mais quand un chef de canton est nommé, il est le 1er responsable de la région et des populations de sa circonscription. C’est ainsi que le colonel Hassan Kalibou s’est opposé aux bandits et coupeurs de routes en dénonçant âprement les faits des militaires coupeurs de routes qui se sont eux-mêmes admis qu’ils appartenaient aux forces d’un certain Tidjani Miss, commandant des opérations du Grand Nord au Tibesti.

L’injustice

Hassan Kalibou n’a-t-il pas le plein droit de dire la vérité ? Ou simplement le fait qu’il soit un chef de canton militarisé lui enlève le droit de dire ce qui se passe ?

N’est-il pas injuste d’abord de l’arrêter pour cela, et ensuite le libérer avant de le dégrader de la sorte. Cette injustice est intolérable d’autant plus que cette situation est en train de cristalliser la colère des habitants du Borkou, et frustrer un ensemble de nos citoyens qui jugent intolérable la réaction des autorités.

Au lieu de chercher à annihiler et punir les militaires coupeurs de routes, les autorités se vengent sur toute voix qui dénonce.

Comme Hassan Kalibou, plusieurs de nos compatriotes dénoncent sans un retour probant de leurs actions légitimes. On écrase encore plus les faibles en renforçant les forts, et ce n’est pas un numéro vert (116) qui résoudra ce que les autorités négligent. Il faut savoir faire face à l’injustice quoi qu’il advienne. Sans cela tout est vain.

Tchadanthropus-tribune

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