Général dans l’armée au sein de la République MPS, il fut plusieurs fois ministre, responsabilisé dans les méandres de ce pays où l’injustice est devenue parole d’évangile. Mr Oumar Kadjallami Boukar est aujourd’hui un conseiller spécial auprès d’Idriss Déby. Il est en même temps chef de canton de la région du lac. Cet homme nanti de toutes ces responsabilités et des pouvoirs, qui au besoin devrait défendre et secourir tout citoyen, promulgue l’injustice totale.

Comment comprendre qu’un homme d’État puisse mettre en prison 5 citoyens, qui d’ailleurs sont ses parents, pendant 6 ans en prison (3 ans à bol et 3 ans à Moussoro), sans que la justice ne puisse sévir ? Quel est le droit qui lui permet d’être au-dessus des lois de la république, et qui ne peut même pas permettre à ces personnes de se défendre face à l’accusation qu’on leur porte ?

Comment le citoyen peut avoir confiance en ses administrés quand des pratiques pareilles sévissent ? Il paraît selon plusieurs témoignages que de telles pratiques sont nombreuses.

Notre article est fondé sur le cri de cœur d’un homme en prison sur les instructions du sieur Kadjallami, aujourd’hui chef de canton et conseiller d’Idriss Déby. Sans paraître dédaigneux, comment Idriss Déby peut accepter d’être entouré par des hommes dont l’intégrité porte à question ? À moins qu’il soit dépassé par les évènements, et n’arrive même pas imposer aux citoyens tchadiens la forme la plus élémentaire, qui est leur défense. Chose inscrite dans la constitution.

Écoutez et appréciez ce que dit ce citoyen en prison depuis 6 ans, sans qu’un juge n’ait pu l’entendre, ni lui, encore moins ses compagnons.

Tchadanthropus-tribune

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