N‘Djamena, la capitale du Tchad, figure parmi les villes les plus sales d’Afrique. Dans le 8ème arrondissement, le canal qui devait servir à évacuer les eaux de pluie s’est transformé en dépotoir à ordures, faute de contrôle de la part des autorités.

 

Des caniveaux débordant d’une eau verdâtre, souillée par la saleté et dégoûtante, recouverts de nombreux déchets flottants à la surface, c’est la triste réalité observée aux abords. Le contraste entre les arbres et leur reflet sur l’eau est désespérant.

La commune semble complètement absente pour gérer cette situation, et les eaux stagnent dans les quartiers pendant la saison des pluies sans pouvoir être déversées dans un bassin de rétention d’eaux ou le fleuve.

Cette mauvaise pratique des habitants du bord du canal peut s’expliquer par le manque de dépotoirs publics. Autrefois, la commune mettait à disposition de la population de N’Djamena des camions de transport d’ordures, appelés « N’DJAMENA NADIF », mais ces derniers ne sont plus visibles dans les quartiers de la ville.

Le gouvernement a investi des milliards pour construire des canaux pour drainer les eaux usées et de pluie, afin de rendre la ville plus propre et d’éviter les inondations, mais il semble y avoir un manque cruel de contrôle des autorités.

 

Les autorités affirment haut et fort que N’Djamena serait la vitrine de l’Afrique, mais les faits démontrent le contraire. Il est temps que les autorités prennent leur responsabilité pour améliorer la propreté de la ville et sortir de la liste des capitales les plus sales d’Afrique.

 

Le problème est récurrent : les caniveaux sont ouverts et inutilisables. Ce qui pose un sérieux problème de salubrité publique. La situation est telle que les riverains se sont familiarisés et mangent à côté de ces caniveaux. Il n’est pas rare de voir des femmes et des enfants jeter des sacs d’ordures en plein jour en raison de l’absence de système de gestion des déchets.

La question qui se pose est de savoir qui est responsable de cette situation. La mairie affirme que la population doit être plus civique et l’aider, mais elle ne fait rien pour améliorer la gestion des déchets. Pourquoi ne pas construire une décharge publique en dehors de la ville, et faire appel à une société privée pour la collecte des déchets, comme cela se faisait par le passé ? Il serait également judicieux d’instaurer des sanctions pour les contrevenants.

 

Le fait que les caniveaux soient ouverts peut entraîner des conséquences graves pour la santé publique, ainsi que des risques pour la sécurité, surtout pour les enfants qui peuvent tomber et se noyer. Il est donc impératif que les autorités prennent des mesures pour remédier à cette situation. La mise en place d’un système efficace de gestion des déchets est nécessaire pour préserver la santé et la sécurité de la population.

La gestion des déchets est un défi pour les autorités locales. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour remédier à cette situation qui impacte négativement la qualité de vie des habitants.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme que l’insalubrité dans les villes peut avoir des conséquences graves sur la santé et le bien-être des habitants. L’insalubrité peut causer des maladies liées à l’eau, à l’air et à l’environnement, telles que les maladies diarrhéiques, les maladies respiratoires, les infections cutanées et les maladies vectorielles. De plus, l’insalubrité peut augmenter le risque de transmission des maladies telles que le VIH, le paludisme et le typhus. Enfin, l’insalubrité peut également affecter la qualité de vie des habitants, en entraînant de la stress, de l’anxiété et de la dépression.

Le Tchadanthropus-tribune avec Alwhida

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