De sources concordantes, la capitale tchadienne vit au rythme de l’insécurité accrue. Selon nos infos, presque toute la périphérie de la ville de N’Djamena est infestée de brigands et autres bandits de grand chemin qui font vivre la terreur sur la population. Quelqu’un avait dit lors de l’annonce du décret de restriction par Idriss Déby sur le solde envers les militaires que l’insécurité allait grandir. Nous y voilà face aux caprices d’une gent en mal de nationalisme et de patriotisme. Qui détient les armes à l’heure actuelle, quand l’ensemble de la population est désarmé ? On découvre à nos dépens qu’un jeune a été enlevé, séquestré puis torturé par 4 individus avec la complicité supposée d’un commandant de la police. Le nommé Djibrine Ali Moussa, âgé de 31 ans, a été enlevé dans la journée de lundi, vers 8 heures, à Farcha, par 4 individus armés de pistolets qui l’ont conduit manu militari dans une concession située dans le même quartier rapporte nos confrères d’Alwihda. Nos recoupements auprès de nos correspondants affirment la même chose. Il a été torturé, humilier pendant toute la journée. Il a eu son salut en s’enfuyant pendant l’absence momentanée de ses ravisseurs. Les blessures sur son corps expliquent clairement les sévices qu’il a subi Dans un pays où la loi doit légiférer la vie de la société, nulle ne peut se pourvoir justicier. La justice et l’État sont là pour décider et dire ce qui est le droit. Après forfait, ses ravisseurs l’accusent de les avoir volés. De quel droit l’on se fait justice soit même ? Au lieu de pérorer à longueur de journée, le ministre de la Sécurité doit nettoyer dans son écurie – les Tchadiens quand à eux, ne croient en rien, pas à un système inapte tenu indéfiniment à perfusion… À suivre.

 

Tchadanthropus-tribune

2355 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article