Jamais la société tchadienne ne s’est trouvée aussi facturée. Au fil du temps la tension monte ; plus un jour ne passe sans qu’il y ait des morts survenues des violences et de l’insécurité grandissante dans le pays. La somme des crises sociopolitiques existantes conduit le Tchad au bord d’un véritable gouffre. Mais force est de constater les niveaux élevés d’insécurité et des difficultés apparentes du gouvernement de la transition à lutter contre cette tendance. L’heure est grave !

En effet, la capitale N’Djamena fait face à une violence aveugle des gangs et des bandits armés qui opèrent en toute impunité. Agressions corporelles, car-jacking, chaque jour, on enregistre des actes d’assassinat, de viol divers avec parfois des morts d’hommes. Des gangs et des bandits sèment le chaos, la terreur, la mort même des magistrats et des innocents enfants ne sont pas épargnés : un bilan bien sombre !

Les Tchadiens vivent avec la peur dans le ventre et se cachent dans leurs maisons. Des gangs organisés qui opèrent avec une assurance déconcertante. Une situation qui a fini par amener la population à adopter de nouveaux réflexes dans l’espoir de se protéger.

Conscient de cette escalade, le Conseil militaire de transition (CMT) avait fait du combat contre l’insécurité, la paix et la tranquillité du peuple tchadien une de ses priorités, mais la réalité le rattrape, et l discours de son chef est condamné à bégayer.

Malgré toutes ses proclamations solennelles et martiales, la population constate, sur la durée, une dégradation constante de leur situation et un véritable abandon du service public de la sécurité.

De plus, en dépit de tous les efforts déployés par le ministre de l’Intérieur depuis qu’il est arrivé audit département, et son statut comme membre du CMT apparaissait comme son seul bouclier mais le résultat est pitoyable et inquiétant.

Les auteurs de ces forfaits n’épargnent personne. Le plus récent est celui d’un agent de renseignement abattu par son chef hiérarchique et aujourd’hui c’est l’assassinat d’un jeune homme mort à la fleur de l’âge. Ce dernier qui est tombé ce jour 11 juillet 2021 au vu et su de tout le monde dans la souricière de ces hommes armés sans foi ni loi.

La question qui se taraude dans l’esprit d’un citoyen lambda pendant cette période cruciale : Pourquoi la sécurité des personnes et de leurs biens est menacée au Tchad et que l’État se trouve ici incapable de leur donner une quelconque garantie en la matière ?

Nos compatriotes sont habitués par des mises en scènes en leurs présentant devant les media ou la télévision nationale des présumés voleurs ou criminelles avant leurs comparutions devant la justice pour une reconnaissance préalable de culpabilité.

Au premier ministre de la transition et à son ministre de l’Intérieur qu’ils restent beaucoup plus vigilants et responsables quant à leurs déclarations sans fondement et qu’ils cessent avec cette arrogance qui va leurs coûter à court, long et moyen terme des conséquences redoutables.

En fin nous leurs lui disons : « entre le fort qui abuse du pouvoir et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère. »

Que Dieu protège le Tchad !

Abdelmanane Khatab

284 Vues

Vous devez vous connectez pour pouvoir ajouter un commentaire