Violence, stress, susceptibilité, tout le monde est sur le qui-vive à N’Djamena. Probablement les incidents qui se sont passés dernièrement au marché de sans-fil mettent tous les citoyens sur la défensive.

Jeudi dernier aux environs de 11 heures, juste derrière le ministère des Affaires étrangères, un officier de l’armée tchadienne a braqué son arme de poing sur un commerçant de la place avant de le frapper à la tête avec le cross de son pistolet. 

Le commerçant qui se nomme Bachir Saleh a été blessé à la tête par cet officier (Colonel). Cette agression a suscité la réaction des citoyens qui ont perçu un cas similaire à l’incident qui s’est passé au marché de sans-fil. Il a fallu l’intervention des forces de sécurité du COP 3 pour calmer la situation.

Bachir Saleh explique que le colonel avait pris à crédit une chaine et un cadenas pour sa moto, mais il refuse de le rembourser. « À Chaque fois que je lui demande mon dû, il me traite d’esclave en me menaçant de mort » indique la victime Bachir. Mais ce jeudi matin précise-t-il, le colonel est venu me provoquer et cela a failli tourner au drame.

Cette manière de se comporter doit s’arrêter, car un officier de l’armée doit être au service du citoyen, pas le contraire. On s’engage dans le corps kaki en ayant un minimum de principes s’agissant de la sécurité du citoyen. Les autorités de la République doivent dès à présent prémunir ces genres de comportements qui risqueraient à l’avenir de produire des effets plus que similaires au lynchage de l’officier du marché de sans-fil.

Il faut noter que nos compatriotes sont fatigués de plusieurs années d’injustices exacerbées d’injustice, de dictature et d’impunité criante où une gent de personnes se croient être au-dessus des lois de la République, et que la seule arme doit faire courber l’échine à quiconque. Attention danger.

Tchadanthropus-tribune

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