Cet après-midi à N’Djamena, le véhicule de l’ex-DG des douanes Abdelkerim Charfadine alias Beguéra a été pris à partie par les occupants de deux véhicules aux vitres teintées dont l’un est immatriculé AP (administration publique).

L’ancien directeur des douanes du Tchad, Abdelkerim Charfadine alias Beguéra cristallise autour de sa personne plusieurs entités hostiles. C’est la deuxième fois que l’ex-DG des douanes subit cette agression.

La 1ère fois c’est son domicile qui subit une attaque aux rafales d’AK47. Et aujourd’hui, son véhicule a été attaqué par des inconnus, blessant au passage son chauffeur (garde de corps), mais l’un des assaillants fut aussi blessé.

L’intervention rapide de la police a permis d’appréhender un des assaillants.

D’après nos correspondants, il s’agit des responsables des narcotrafiquants qui ont été libérés dernièrement. Ils avaient été jugés et envoyés en prison après un procès très médiatisé à N’Djamena. Les cargaisons de drogues (Tramadol) furent saisies et stockées à la direction des douanes. Parmi les personnes jugées, il y a plusieurs officiers de renseignements (ANS) et un commissaire de police. Mais il faut aussi prendre en compte quelques aigris qui avaient leurs véhicules confisqués à cause de refus de dédouanement. Tout ce monde garde une rancune tenace envers l’ex-DG des douanes.

Il faut noter aussi que la faute revient à Samir Adam Annour le président de la Cour suprême, et Djimet Arabi ex-garde des sceaux, aujourd’hui conseiller à la présidence du CMT. Ces deux comparses avaient tout fait pour faire libérer les trafiquants de drogues, qui aujourd’hui cherchent à produire une vendetta sur toutes les personnes qui les ont arrêtées ou interrogées à l’époque. C’est la 1ère fois que les Tchadiens assistent à une vendetta entre Zaghawa, alors que même les dissensions entre eux en Libye n’ont jamais permis un affrontement dans la communauté. Cette communauté a été toujours citée et louée pour sa solidarité, mais aujourd’hui on voit bien que quand les intérêts sont en jeu, certains principes flanchent.

À N’Djamena plusieurs têtes sont mises à prix à travers des décisions prises en réunion inter-clan.

Des têtes mises à prix.

Le président du FACT, Mahadi Mahamat Ali sa tête est mise à prix pour 3 milliards pour chaque imbécile qui ramènera sa tête. Cela se murmure à N’Djamena sous cloche, mais il faut que cela se sache.

Abdelkerim Charfadine alias Beguéra a entendu la mise à prix de sa tête (wanted) avant qu’il ne quitte sa fonction de DG à la douane. Il sait qu’il est attendu parce qu’il y a tout un cartel à ses trousses.

Ahmed Kogri de l’ANS se trouve aussi dans le goulot de l’entonnoir parce que son poste de DG de l’ANS est convoité. Une réunion faite par des anciens renvoyés de l’ANS avec d’anciens DG de cette même institution pour l’éliminer d’ici le 08 août 2021, ensuite diton le problème TOM Erdimi vient s’y rajouter.

Taher Erda aussi doit rendre des comptes pour certains au sein du clan, lors de son passage comme DG à la police. Il aurait usé et abusé de son pouvoir. Actuellement installé à la DGSSIE, il aurait défait les avantages des quelques-uns qui lui en veulent.

Seul officier qui ne cristallise pas les regards pour l’instant, est le chef d’état-major des armées Abakar Abdelkerim Daoud dit Kerenkeno.

Sinon, la ville de N’Djamena est devenue un Far West où chacun à la possibilité de dégommer celui qui frise son humeur.

Kalachnikov, les Tchadiens devraient haïr celui qui l’a inventé.

Tchadanthropus-tribune  

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