De source informée, un grand nombre de banditismes est observé dans la capitale tchadienne. La police est complètement débordée des nombres en flèche du banditisme à N’Djamena qui sévit dans les divers arrondissements de la ville.

La capitale tchadienne est en pleine mutation à cause de la densité de la ville qui s’est grandement élargie. Une observation progressive de l’exode rural non maitrisée, qui laisse les forces de sécurité dépassées de l’étendue de surveillance à faire. Ce qui laisse le banditisme urbain se propager progressivement. Il y a 48 heures, les forces de sécurité avaient présenté 19 personnes, dont une femme, réparties en 5 groupes d’infractions.

  • Le 1ergroupe est celui d’une fausse entreprise dénommée “ ABSAKINE solution clé en main “, cette fausse entreprise est conçue pour arnaquer les jeunes à la recherche du travail et d’intégration à la fonction publique.
  • Le 2egroupe est spécialisé sur le vol de voiture.
  • Le 3egroupe est celui du vol de bébé.
  • Le 4egroupe est accusé de meurtre.
  • Le 5egroupe commet des vols à l’arraché au marché et dans la ville, surtout le soir.

Une observation est faite sur le groupe 4, puisque son chef est un récidiviste, qui détient à la surprise générale un certificat de mise en liberté signé de la main du régisseur de la prison d’Amsinéné. Ce certificat est établi avec signature le 07 septembre 2019. Le groupe de meurtrier a fabriqué lui-même ce certificat, où est-il réellement produit par le régisseur ? Un cas de figure que la police doit éclaircir.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, il y a aussi les forces de l’ordre qui profitent de la situation de pandémie pour mieux spolier la population.

À la sortie nord de la capitale, pendant l’isolement de la ville de N’Djamena, les forces de sécurité ont établi une barrière et font payer la somme de 100 000 FCFA à chaque véhicule entrant ou sortant de la ville. Au ministère des Finances, la rédaction a pu interroger un fonctionnaire du trésor qui requiert l’anonymat. Il explique qu’il n’a pas connaissance d’une taxe similaire reversée dans les comptes de l’État. C’est ce qui a attiré notre attention pour diligenter une investigation après la plainte de plusieurs commerçants. Les services de l’État doivent ouvrir les yeux afin et traquer tout acte de banditisme avéré, surtout quand il émane des hommes en Kaki qui sont censés être au service du peuple.

Pour la sécurité de la population, la police doit réétudier sa stratégie pour mieux couvrir la capitale et sécuriser la ville. Le nouveau ministre de la Sécurité doit plus que jamais faire régner l’ordre et la loi pour le bien-être des habitants.

Tchadanthropus-tribune

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