Malgré des ennuis judiciaires avec sa société K-Énergie en Guinée, le tunisien Sam Zormati est en train de percer dans l’électricité au Tchad. Selon nos sources, il a récemment négocié un contrat avec ce pays pour la livraison d’une turbine de 25 MW, réceptionnée à l’aéroport le 5 août via un Antonov, mais toujours pas en ordre de marche, faute de pièces détachées. L’homme d’affaires aurait rencontré plusieurs fois le président tchadien Idriss Déby lors de séjours à N’Djamena entre décembre 2017 et septembre 2018. Il aurait été aidé dans sa relation avec la présidence par l’ambassadeur Émirati à N’Djamena Mohammed Ali Musbeh al-Shamsi. Le Tchad a de son côté ouvert en 2017 une ambassade à Abou Dhabi, où l’actuel ambassadeur n’est autre que le fils du président, Zakaria Idriss Déby, qui aurait également joué un rôle dans cet accord. Déjà le 7 juillet, le ministre tchadien du pétrole Boukar Michel avait signé un accord avec les Émiratis d’Almaden Emirates Fortune Power, une joint-venture entre Emirates Fortune Group (EFG) et le chinois Almaden, pour la construction d’un parc photovoltaïque (200 à 400 MW) entre les villes de Toukra et Mandalia (AEI nº821). Zormati avait réussi à placer en 2014 deux turbines de 25 MW à Conakry via K-Énergie. Son ancien partenaire guinéen dans cette société, Ibrahima Kassus Dioubaté, avait réussi à le faire condamner en 2016 à Conakry pour abus de bien social et s’être approprié des turbines PW Power Systems, dont celle actuellement au Tchad (AEI nº812).

Tchadanthropus-tribune avec la Lettre du Continent.

895 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article