Le ministre de la justice, garde des sceaux, chargé des droits humains Djimet Arabi a présidé la cérémonie de remise de peine collective aux 337 détenus de droit commun de la maison d’arrêt d’Amsinéné de N’Djaména. Au total, plus de 3200 condamnés de droits communs bénéficieront de cette remise de peine à travers le pays.

Le Tchad se mobilise pour décongestionner ses maisons d’arrêts souvent surpeuplées pour lutter contre la propagation de la pandémie du Covid 19. Le pays annonce une remise de peine collective à 3200 condamnés de droit commun et une réduction de peines à des condamnés à des lourdes peines. Selon le garde des Sceaux, Djimet Arabi, cette remise de peine collective est revêtue d’un caractère spécial : « la pandémie du coronavirus qui secoue le monde, ne laisse pas indifférent notre pays le Tchad qui a enregistré déjà quelques cas ».

Outre la remise de peine collective et la réduction de peine à des condamnés à des lourdes peines, des personnes vulnérables notamment les détenus malades les mineurs, les personnes âgées et les femmes en grossesse vont bénéficier de la liberté définitive annonce le ministre de la justice, chargé des droits humains. « La remise collective de peines ne concerne pas les détenus condamnés pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et des actes terroristes », informe le garde des Sceaux qui appelle les détenus à faire preuve d’exemplarité au sein de la société. « Que votre séjour en détention vous serve de leçon et qu’aucune velléité de récidive ne vous effleure l’esprit », invite-t-il.

En outre, le ministre de la justice informe que « pour les prévenus et les inculpés, des instructions fermes seront données afin que diligence soit faite pour permettre à chacun d’être situé sur son sort dans les meilleurs délais ».

Stanyslas Asnan

NB : Baradine Berdeï (Un président de la société civile) et le journaliste Martin Inoua Doulguet.

Tchadanthropus-tribune avec Lepaystchad.com

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