JUSTICE – L’histoire retiendra en ce mois de juin 2019 une variante de justice à deux vitesses. Celle promulguée pour certains sur la mesure d’amnistie est dite en passant pour encourager la paix, et celle de la vomissure et du dégoût qui accable une autre gent.

Nous l’avions dit qu’a l’essence du kidnapping, le Niger a failli aux droits internationaux en capturant des opposants reconnus comme réfugiés en France et en Égypte. Ce pays se disant ami du peuple tchadien est à son deuxième forfait, livrant des opposants au régime, et destinés à la mort certaine. Si nos camarades Mahamat Hassan Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam ont la vie sauve, c’est parce que leur histoire a été plus que médiatisée par nos sites respectifs, et portés à l’échelle des médias internationaux.

Que dire de l’indépendance de la justice au Tchad ? Chacun de nos compatriotes sait avec minutie la nature des procureurs, juges, magistrats au Tchad. Tout se monnaye et s’achète, quoique l’exécutif ne soit pas du reste. La justice est manipulée et dirigée par les politiques et les hommes du clan avec Idriss Déby en chef. Et la condamnation de nos camarades de lutte n’est autre que l’aspiration des humeurs d’un dictateur en fin de cycle.

Le juge qui s’enorgueillit de cette condamnation oublie que les projecteurs du monde entier étaient sur lui. Il avait la latitude de suivre la mesure d’amnistie sur les rebelles promulguée par la fameuse 4e république. Mais il a choisi de s’absoudre dans les méandres de la compromission et des jouxte pour plaire aux hommes des lieux. Qu’il en soit averti que l’histoire saura retenir la manière, et la façon.

À ceux qui se taisent sacrifiant Mahamat Hassan Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam, il va sans dire que ces deux camarades avaient sacrifié leur existence dans les luttes pour que le peuple tchadien vive autrement. Pour la majorité silencieuse des Tchadiens, ils font partie des héros qui ont voulu un Tchad débarrassé de la dictature, un Tchad juste par-delà les problèmes inter tribal. Le CCSMR devrait les érigés en héros en organisant une conférence de presse pour que la presse internationale ne les confonde pas avec les terminologies terroristes que le régime Déby voudrait leur coller à la peau.

Nous autres, on saura suivre ces pas stoppés afin de porter haut le flambeau d’un Tchad libre de son devenir et de son peuple.

En les condamnant à la prison à vie, Idriss Déby voudrait jouer sur la corde sensible des communautés. En les gardant aux frais, le dictateur tchadien veut pousser leur communauté respective à venir s’assujettir, s’agenouiller pour demander pardon pour eux. Ainsi il saura les gracier, pour en tirer des dividendes d’alliance et faire croire aussi à l’opinion internationale qu’il est un homme de paix qui sait passer l’éponge. Personne n’est dupe, et la ritournelle de la manivelle chaque tchadien commence à la connaître.

Nous reviendrons…

#TCHAD #Dictature : “Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.” (Article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.)

Tchadanthropus-tribune

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