Baradine Berdeï est désormais un prisonnier politique, puisqu’il n’est pas dans une prison commune à tous les repris de justice. Il n’est ni à Amsinéné, ni à Moussoro, ni encore à Koro-Toro. Il serait dans une cellule de prison politique où sa vie et son état laissent à désirer.

Baradine Berdeï est la victime par essence de la liberté d’expression. Il est le président d’une association de droits de l’homme, et s’est prononcé sur la manière où comment notre pays est gouverné.

Jusqu’à aujourd’hui, les autorités judiciaires du Tchad tergiversent sur son cas. Un jour, un procureur affirme qu’il a auditionné le prévenu avec une équipe de Juge. Cette audition se serait passé dans les locaux de la CNRJ et que le procès-verbal est entrain d’être fait, puis le flou total, parce que les mêmes sources se contredisent à tout moment. Père de famille, Baradine Berdeï est gardé au sein des services sans que sa famille ne soit informée de son état de santé.

72 heures avant la libération de 337 prisonniers qui ont eu une remise de peine grâce au décongestionnement des prisons. Un procureur affirme avoir introduit le nom de Baradine Berdeï parmi les prisonniers devant recevoir une remise de peine, le même procureur semble étonné quand la liste fut établie ne voyant pas le nom de Baradine Berdeï. “ Je jure que j’ai écrit moi-même le nom de Baradine, je ne sais pas pourquoi il ne figure pas sur cette liste. Quelqu’un l’a sûrement soustraite “. Tout ce méli-mélo explique au 1er point l’aspect politique de cette affaire, qui réside simplement dans le déni d’expression.

Les organisations de droits de l’homme, la Croix-Rouge et Amnesty International doivent se charger d’éclairer l’opinion des Tchadiens sous peine des jours sombres pour Baradine Berdeï.

Tchadanthropus-tribune

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