Le verdict du procès contre le député Azzai vient de tomber ce vendredi 28 décembre 2018. Poursuivi pour mariage avec mineure, il est condamné à deux ans de prison ferme et 1 000 000 FCFA d’amende. Son procès avait commencé le 22 novembre 2018 au moment de sa présentation au procureur.

Si sa condamnation est saluée pour le fond du sujet qu’il évoque, le débat reste vivement lancé. Faudrait-il étendre plus loin cette décision dont la 1ère dame est devenue le chantre ou bien juste s’arrêter sur le fait d’avoir trouvé un bouc émissaire sur le cas des mariages précoces dans notre pays ?

 

Tous nos compatriotes savent avec minutie comment sont traficotés les mariages arrangés dans les familles tchadiennes. La majeure partie de nos filles sont mariées à un âge trop jeune. Dans les coins reculés du pays, cela est devenu plus qu’une culture, alors si les responsables politiques ne veulent pas que l’on parle de règlement de compte contre le député AZZAI, il faudrait étendre la décision à l’échelle du territoire national, sinon cela sera perçu comme une décision au goût inachevé.

 

Si les décisions érigeant les mariages précoces sont une avancée pour la femme tchadienne, elles ne doivent pas perdre de vue les réalités de notre société qui sont faites de plusieurs hypothèses, les unes s’imbriquent sur les autres. La condamnation dudit député pose sans doute une jurisprudence et un exemple fort pour tous ceux qui pensent qu’une jeune fille est une “chair fraiche “ comme certains osent le dire. Dorénavant les adeptes des Gaâda et autres débauches doivent faire trop attention à la cabale des index. Ceux des caravanes MPS où les filles trop jeunes viennent monnayer leurs corps doivent aussi se rendre à l’évidence. N’est-ce pas la loi est pour tous ? Appliquons-là dans toute sa forme.

 

Tchadanthropus-tribune

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