Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a fait part ce mardi 17 juillet de son inquiétude sur les conditions de détention dans les maisons d’arrêt au Tchad. Le chef de délégation du CICR au Tchad, Yann Bonzon a évoqué le sujet avec le chef de l’État, Idriss Déby, lors d’une audience au Palais présidentiel. Le président l’a rassuré que le gouvernement prend au sérieux la question de l’amélioration des conditions de détention dans les maisons d’arrêt.

Le chef de l’État s’est d’ailleurs rendu hier, vendredi 20 juillet, sur le chantier de construction de la nouvelle maison d’arrêt de N’Djamena, située à Klessoum, à une vingtaine de kilomètres à la sortie sud-est de la capitale. La construction de la maison d’arrêt, entamée le 4 novembre 2013, devait prendre fin au plus tard en mai 2015. La société qui a reçu plus de 1,5 milliards FCFA de l’État pour la construction (48% du contrat), a pris 3 ans de retard, provoquant la colère du président. “Pourquoi avez-vous laissé faire cette malfaçon ? J’avais fait la remarque en son temps, mais cela n’a pas été prise en considération”, a-t-il affirmé. Selon Idriss Déby, “toutes les malfaçons constatées doivent être reprise et chaque partie doit assumer sa responsabilité”.  Le 18 novembre 2017, lors d’une visite inopinée à la prison centrale d’Amsinéné  de N’Djamena, le président qui s’était dit choquer des conditions de détention, avait ordonné la libération de détenus. L’ancien ministre de la Justice, Ahmat Mahamat Hassan avait dénoncé la promiscuité, le manque d’hygiène corporelle, vestimentaire et alimentaire des prisonniers et le caractère combien insalubre des prisons. La lenteur judiciaire explique que beaucoup de personnes, considérées comme des présumés innocents, croupissent depuis 2 ans à 3 ans, certains 5 ans à la prison d’Amsinéné car les dossiers ne sont jamais examinés.

Tchadanthropus-tribune

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