48 h après l’assassinat du colonel Guihini Nguendeye Wahilimi par Adoum Rozi, beaucoup de zones d’ombre subsistent sur les tenants et aboutissants de ce crime odieux. Le coup semble été très bien planifié avec l’aide de certains proches du régime Déby. Adoum Rozi, agent de la Caisse Nationale des Prévoyances sociales (CNPS), après avoir lardé au coup de couteau mortel à Guihini, le prenant par surprise et lâchement. Venu trouver feu Guihini Nguendeye en train de jouer aux jeux de scrabble avec ses amis à Farcha Modjorio, Adoum Rozi qui est aussi parent au défunt lui aurait dit qu’il voudrait le voir en aparté pour l’entretenir d’un sujet. Faisant confiance à son Adoum Rozi, le défunt ne prit même pas la peine de porter ses chaussures. C’est ainsi que lâchement Adoum Rozi lui porta le coup fatal et il a pris la poudre d’escampette devant le regard ahuri des autres personnes assises sur place. Guihini Nguendeye fut évacué tardivement à l’hôpital. Juste après son forfait, l’assassin Adoum Rozi a abandonné son véhicule devant la CNPS avant d’être récupéré par un autre véhicule aux vitres fumées. Ses commanditaires proches de Oumar Déby voudraient le mettre à l’abri au lieu de le remettre à la justice. Après recoupement sur l’information, le réseau remonte plus loin à travers les épouses des frères d’Idriss Déby.

 

La femme du criminel, Louise Hissein Hamita, est la cousine de Halimé Moussa Rozi, épouse du général Oumar Déby Itno. Beaucoup disent que la proximité du criminel avec les deux proches du président Déby, les généraux Mahamat Idriss Deby et Oumar Deby, auraient évacué le criminel Adoum Rozi vers la frontière du Niger plutôt que de le confier à la justice pour répondre de ce crime odieux. Les proches d’Idriss Déby ont toujours prévalu le lien de parenté au détriment de la loi de la république pour protéger des parents qui commettent de crime. L’exemple de ce qui s’est passé à Massaguet avec l’équipe de Brahim Allawahit résonne encore dans les mémoires.

 

Certains proches d’Idriss Déby se croient tout permis dans ce pays et ont toujours foulé allègrement aux pieds les institutions de la république pour entretenir un climat permanent d’impunité en sauvant de criminels comme Adoum Orozi, ou encore Brahim Allawahit. L’assassinat du colonel Guihini Nguendeye Wahilimi a entraîné des représailles à Faya sur les proches d’Adoum Rozi qui se sont mis à l’abri en choisissant la clandestinité tant à N’Djamena qu’à Faya Largeau. La victime a occupé plusieurs postes de commandement, tant dans l’armée qu’au cours de son passage dans plusieurs mouvements rebelles. Les forces de l’ordre cherchent activement Adoum Rozi qui est toujours en fuite. Elles entendraient mettre à contribution les forces des pays voisins pour interpeller le présumé assassin, sachant que ce dernier détiendrait un passeport sénégalais.

Tchadanthropus-tribune

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