Martin Inoua Doulguet, un jeune journaliste et directeur de publication du journal Salam est en prison. Il a été mis sous mandat de dépôt à travers une procédure qui laisse à réfléchir, et qui n’honore pas la justice tchadienne déjà décriée pour plusieurs raisons. Et si les choses continuent de la sortent, c’est carrément l’image du ministre actuel de la justice (Djimet Arabi) qui s’en trouvera écornée.

Vendredi dernier selon nos informations, Inoua se présente au palais de justice après une convocation la veille de la SNRJ. L’affaire dit-on porte sur une diffamation envers l’ancienne ministre Toupta Boguena. Une affaire déjà que la HAMA du sieur Djonabaye alias Benjo avait suspendu le journal Salam pour 3 mois.

Au palais de justice, pendant plusieurs heures, les prévenus avec leurs avocats, la partie civile et certains journalistes attendaient devant le bureau du 8e substitut du procureur, puisque c’est lui qui devrait s’occuper de cette affaire. Mais tout se joue quand le fameux avocat Alain Kagonbé arrive au bureau du procureur. En 20 minutes chrono il obtient le scalpe de Inoua Doulguet envers lequel il s’amuse même en lui riant au nez qu’il ira faire un tour à Amsinéné. Depuis quand, un avocat de la partie adverse annonce même à l’adversaire de son client qu’il ira faire un tour en prison alors qu’il n’a même pas été jugé et condamné ?

Alain Kagonbé, retenez bien ce nom, est un avocat qui a beaucoup défrayé la chronique. Il est mouillé dans plusieurs affaires que ce simple article ne peut traiter, mais la rédaction étoffera son investigation pour éclairer le jour venu les Tchadiens, et ce n’est pas les 3 gendarmes qui font office de protection qui empêcheront que la vérité éclate.

Faute de moyens roulants, le journaliste Inoua Doulguet et son confrère Abderaman Koyo DP lui aussi du journal Moustique, sont conduits avec la voiture du journaliste Inoua à la prison de Amsinéné.

Cette affaire, au-delà des observateurs de la vie politique et judiciaire de notre pays, a même touché les gens devant le bureau du substitut du procureur, s’esclaffant des termes « C’est trop flagrant, il n’y a pas de justice dans notre pays ».

C’est pourquoi qu’il faille dire qu’il y a des faits qui écorne par leur suivi l’image du ministre en question parce que les choses se passent sous sa mandature. En plus de cela, nous voudrons bien rappeler au ministre Djimet Arabi quand il affirma au début de sa nomination que la place d’un journaliste n’est pas en prison.

La chose la plus ahurissante est l’indication de Alain Kagonbé qui fait accuser Inoua, le prenant pour un correspondant de Tchadanthropus-tribune. Que l’information sur la corruption de certains avocats parue sur notre site, et dont lui-même en fait partie est signée de la plume de Inoua. Qu’il ait honte, justement quelqu’un qui est constamment corrompu ne connaît pas la honte.

Aussi humblement, nous laisserons Alain Kagonbé face aux autres avocats qu’il marginalise et assez souvent traite dans les monnaies d’échange pour sa petite vie. Tchadanthropus-tribune a en son sein plusieurs sources qui lui permettent de dénoncer, de dire et d’affirmer pour permettre aussi peu soit-il à notre pays de corriger, d’avancer. Mais vouloir accuser un confrère comme pour lui faire porter le chapeau en citant Tchadanthropus-tribune est une mauvaise foi.

Inoua ou un autre journaliste, chacun dira toujours les méfaits de notre société. Les journalistes écriront continuellement sans faille, sauf peut-être l’un d’entre eux qui savent envoyer des correspondances estampillées confidentielles à la présidence, au ministre SGP et à un autre conseiller. Sinon, les journalistes non mercantiles feront leurs jobs. Faut-il tous les envoyés en prisons ?

L’affaire sera jugée jeudi prochain selon nos sources au palais de justice. Que la vérité soit dite, loin de ceux qui veulent faire disparaître les journalistes sérieux et faire place à un journalisme vautour, qui fait du rapt pour exister… À très bientôt

Tchadanthropus-tribune

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