L’État tchadien est victime de ses propres enfants. L’absence de l’autorité de l’État est criante, car dans notre pays la justice s’exprime à deux vitesses, c’est selon de quel milieu l’on vient.

Les images de l’audition de Mr Yaya Dillo expliquent clairement l’absence d’une justice sérieuse et équitable. 

Jamais, au grand jamais, depuis le 1er régime tchadien jusqu’à celui de Hissein Habré, le Tchad n’a été mis au singulier comme ce régime MPS. La police judiciaire fait partie de l’institution régalienne de notre pays. Comment procède-t-elle à faire une audition d’un citoyen en acceptant un parterre de civil qui se presse et filme l’audition, rendue public sur les réseaux sociaux ? Même si on est contre ce régime d’Idriss Déby, on ne peut pas accepter que l’État qui est à nous tous soit souillé de la sorte.

D’abord, la police judiciaire n’a pas à se déplacer jusqu’à Iriba pour une audition. Si le ministre de la justice au courant dès le départ de l’affaire Yaya Dillo, n’a su comment entendre l’ex-ministre, il n’a pas à faire déplacer les fonctionnaires de l’État à des kilomètres pour récupérer ce qu’il pouvait faire sur place. Le ministre Djimet Arabi marque ici un grand manquement à son devoir.  

L’autorité de l’État ne doit jamais être sabordée, car vis-à-vis des citoyens dans leur ensemble le discrédit sera sans pareil. 

Beaucoup de nos compatriotes applaudiront le pied de nez fait par Yaya Dillo à l’administration judiciaire, donc l’État tchadien. Mais une partie de nos compatriotes ne pourra approuver cela, car si le compatriote Yaya Dillo représentait l’État, il n’aimera point un comportement pareil. D’autres diront que si c’était eux, à l’heure actuelle ils seront 6 pieds sur terre. 

L’injustice du régime MPS laisse aujourd’hui toutes ces lacunes qui font que l’État n’est plus respecté. Le ministre de la Justice devra gommer ces lacunes au risque d’être bientôt éjecté. 

Tchadanthropus-tribune

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