Tout d’abord, les choses commencent par s’éclaircir, et au tribunal de justice de N’Djamena, l’affaire des deux journalistes en prison est devenue une patate chaude que plusieurs juges se le refilent sachant qu’à la base cette arrestation et emprisonnement ne repose sur rien du tout, si ce n’est que la diffamation, chose dépénaliser depuis fort longtemps. Mais comme on n’arrive pas à y mettre une qualification juridique pour les clouer au pilori, plusieurs mains invisibles cherchent à diriger l’affaire vers des accusations fantaisistes attenantes à la cybercriminalité, et soit dit en passant que l’un des journalistes est un correspondant de Tchadanthropus-tribune. Une aberration et fausseté trouvée par un journaliste de la place connu pour ses fausses et basses manœuvres, puisant ses ressources au cœur du système. Le même qui sans vergogne envoie quotidiennement des plis estampillés confidentiels à Mr Pahimi Kalzeubet, le même pli à Me Philippe Houssinet, prenant le soin de dire à chacun d’entre eux qu’il est le seul détenteur des informations en correspondance.

Selon notre correspondant au palais de justice ce lundi matin, les langues commencent par se délier et l’index est porté sur certains détracteurs du journaliste Inoua Doulguet, à savoir Avenir de la Tchiré du journal ABBA Garde, et l’avocat de la dame Toupta Boguena, Me Alain Kagombé qui est la cheville ouvrière des pièces montées, et une icône de la corruption dans les milieux de la justice. Il le dit lui-même en aparté qu’il est capable de convaincre n’importe quel juge ou procureur, et que chacun de ceux qui tiennent les barreaux de N’Djamena ont gouté à son portefeuille. C’est sous l’impulsion du même Alain Kagombé et Avenir de la Tchiré que la partie civile n’a fait que chanter Tchadanthropus-tribune abondamment comme si c’était l’hymne qui devrait condamner les journalistes à la barre.

Que faut-il attendre comme suite quand un procureur avance dans les éléments de preuves, un paragraphe avec annotation imprimé de la page Facebook de Mr Avenir de la Tchiré ? L’on ne daigne même pas nettoyer les soulignements pour rendre propre un document qui devrait être présenté à un tribunal. Soit, c’est dans cet esprit tendu que Mr Hamid Mustapha Nour, président du tribunal de la grande instance de N’Djamena a pris personnellement cette affaire en main.

Les avocats de Toupta qui étaient présents sont Me Alain Kagombé et son collaborateur Me Amos qui ouvertement se désolidarise de son collègue Alain Kagombé sur la démarche inappropriée de ce dernier, d’ailleurs pendant tout l’exposé il est resté muet.

Selon la même source, pour les journalistes, les avocats sont Me Olivier Gouara, Me Ndilyam Mouadjimtog, Me Koudé Mbainaissem, Me Abdoulaye Nadjibé. Notons que Me Koudé est l’avocat de la nièce de Mme Toupta Boguena dont l’affaire sur le délit sexuel est encore pendante à la justice.

L’exposé faite ce matin au palais de justice a un relent de procès à forte dose politique, sur fond de règlement des comptes.

Nos sources affirment et confirment que la partie civile et le parquet n’ont pas pu démontrer l’élément matériel de l’infraction ni l’élément légal.

Dans ses balbutiements, Me Alain Kagombé s’en est pris au directeur de publication du journal Salam Info qu’il accuse ouvertement d’être un correspondant du site d’informations en ligne Letchadanthropus-tribune. Un avocat qui avance une grossière accusation sans aucune preuve à l’appui. En effet, Letchadanthropus-tribune a mis le doigt sur l’aspect corruption dans les milieux de la justice qui ne rend pas les juges et procureurs indépendants, pires des avocats de son acabit ternissent l’exercice du métier par ses faits et son comportement avec les jeunes avocats qui viennent de commencer. Me Kagombé, on ne vient pas un peu émécher au tribunal et raconter sa vie en langue Moundang sans pouvoir être précis dans les faits avancer. Agiter Letchadanthropus-tribune ne vous aidera pas à avoir raison de vos mensonges. Les correspondants de Tchadanthropus-tribune sont au sein du peuple, ceux qu’on opprime, qu’on lèse injustement.

Incapable de prouver quoi que ce soit, il s’est mis à dénigrer à outrance Martin INOUA DOULGUET qu’il accuse de n’avoir pas la qualité d’un journaliste. Faut-il encore ici démontrer avec pourcentage à l’appui que plusieurs grands journalistes reconnus mondialement ne sont jamais passés par une école de journalisme. Venez, Mr Kagombé, rafraichir votre disque dur par ici que les choses ne puissent être à l’échelle de votre migraine. Mais vous, ce n’est pas cela qui vous intéresse, seul psaume à votre chapitre est la corruption pour gagner vos procès.

De connivence avec le procureur Wambel Soussia, 9e substitut du procureur, la partie civile avant le parquetier, a demandé que le tribunal puisse ajouter aux infractions retenues, le délit d’association de malfaiteurs informatiques. Wambel a naturellement suivi la partie civile dans ses plaidoiries en demandant au tribunal d’accéder à cette demande. Celui-là aussi, qui reçoit ses injonctions d’un milieu mafieux parce qu’il ne dit jamais le droit. Wambel Soussia se couche assez souvent au plus offrant.

Les avocats des journalistes ont regretté que le ministère public puisse se comporter comme complice de la partie civile. Cette complicité prouve à suffisance que ce procès est un procès politique et qu’il y a des mains invisibles qui pilotent le dossier. Ils ont soulevé des exceptions tendant à la nullité de la procédure parce que les journalistes n’ont pas été cités à comparaitre conformément à la loi. Cette exception a irrité la partie civile qui tient coûte que coûte à faire condamner les journalistes.

En ce qui concerne le débat du fond, Me Koudé a dit que les journalistes n’ont fait que rapporter ses propos qu’il a tenu lors du point de presse, donc il n’y a pas de diffamation ni dénonciation calomnieuse ni association de malfaiteurs informatiques. Voilà le nœud qui explique qu’il y a manigance en la demeure. Un avocat affirme tout de go que c’est lui qui révélé l’histoire et que les journalistes n’ont fait que reprendre les conclusions de son point de presse, alors au lieu de s’excuser ou indemniser ces journalistes emprisonner sans forme de procédure, on cherche à balayer d’un revers de la main pour condamner la cible qui sont les journalistes.

Aux dernières nouvelles la rédaction a appris que Mr Avenir de la Tchiré aurait remis les pièces à Abakar Mahamat Adoum. Et ce dernier a remis cela au procureur titulaire Youssouf Tom qui, lui à son tour, a remis, à son substitut avec des instructions

Pourquoi c’est un procès politique

Il faut le dire, ce procès est un procès politique. L’ancienne ministre Toupta Boguena ne serait qu’un faire-vouloir, une sorte de marionnette que le politique utilisé pour faire condamner les journalistes.

En réalité, le vrai problème, c’est que le journal Salam Info ôte le sommeil à quelques barons du régime jugés malfrats de la république par leurs méthodes de rapaces dans l’administration tchadienne, et ces derniers en complicité avec Moussaye Avenir de la Tchiré, veulent à tout prix la tête de Martin INOUZ DOULGUET.

La dernière parution du journal a fait état de la grande corruption qui s’étale à la présidence de la République mettant ainsi en cause le ministre d’État, Kalzeube Pahimi Debeuh.

Selon nos informations, c’est ce dernier qui aurait donné des instructions au ministre de la Justice de tout faire pour finir avec Martin INOUA DOULGUET. La HAMA, Haute Autorité des. Média et de l’audiovisuel, est aussi mise à contribution.

Nous l’avons si bien dit plus haut, que tant qu’il y a des personnes lésées, les langues se délient. Quelques juges qui auraient refusé d’être comptables de cette magouille auraient informé le directeur de Salam Info à travers son avocat de la cabale judiciaire montée pour le faire condamner.

Le journaliste n’a pas manqué de dire cela au président du tribunal lorsque ce dernier lui avait demandé de se prononcer sur la réquisition du procureur, laquelle réquisition demande à ce que les journalistes soient condamnés à 12 mois de prison de ferme et 1 million d’amendes chacun.

Dame Toupta Boguena quant à elle réclame 50 millions de FCFA à titre de dommage et intérêt. On dirait que tous les détournements de deniers publics quand elle était aux affaires, et pour lesquels elle n’a pas encore inquiété n’a pas suffi à sa panse, non plus ses ouailles à la CBN (Commission du bassin du Niger). 50 millions, et quoi encore, le cul du pape aussi ?

Toute cette mise en scène cause un vrai préjudice à la justice tchadienne. Vu de l’international, par les comportements de certains au sein de la justice, notre pays paye un lourd tribut de sérieux démocratique, ce qui amène le Tchad à être toujours en dernier peloton. Qu’importe qu’on gruge l’autorité, pourvu que la pompe à bière fonctionne à flot.

Tchadanthropus-tribune

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