N’Djamena roucoule des rumeurs diverses et variées. Que l’ex-maire Saleh Abdelaziz Damane est en prison parce qu’un ministre a juré de lui faire la peau ! 

En vérité, si l’ex-maire n’avait pas entre ouvert la porte, il ne donnerait pas le bâton avec lequel il est frappé. C’est dans cette fenêtre que ledit ministre dont tout le monde en parle s’est introduit pour accélérer sa chute.

Les remarques avaient commencé avec l’ex délégué de la ville et actuellement gouverneur du Moyen-Chari Djibert Younous qui avait suspendu ledit Saleh Abdelaziz Damane pour des motifs de transparences de gestions diton. 

Il faut aussi noter que la mairie dont tous les sbires du régime MPS se l’arrachent ne travaille pas pour les citoyens de la ville, elle est caisse noire destinée à la marche du régime. Ses recettes sont dilapidées par n’importe quel quidam nommé pour la cause, à condition qu’il se serve au passage. Donc qu’on arrête cette mise en scène de faire croire qu’on sert le Tchad alors que les objectifs premiers sont connus, détourner pour le régime et s’enrichir au passage.

Le régime d’Idriss Déby nous a habitués à installer l’impunité. On arrête les cadres en fonction quand leur versement dans la caisse commune pose des interrogations, et si l’aspect gras du serviteur devient huileux, trop de luxe. Quoique vous soyez envoyé en prison pour quelque temps, une prison où vous êtes dans une chambre climatisée et vos épouses défilent pour vous nourrir avec l’argent que vous avez volé, puisque l’État ne saisit rien. Au bout de quelque temps, on vous fait sortir, on vous dépoussière et vous êtes nommés ailleurs plus de responsabilités que jamais. 

Comme avant lui, Saleh Abdelaziz Damane aura son temps de vache maigre, en attendant une issue meilleure.

Si tuer et voler est une coutume pour certains qui y voit à travers cela des faits de bravoures, cela ne peut être perpétué comme une espèce de règle citoyenne, ou un exemple de gouvernance. Tout pays a ses lois, et une république où qu’elle doive appliquer les règles et les lois afin d’assoir la justice sociale. 

Après une garde à vue à la police judiciaire suite à une plainte de l’Inspection générale d’ÉTAT pour détournement d’argent public, l’ancien maire de la Ville de Ndjamena, Saleh Abdelaziz Damane a passé sa première nuit à la maison d’arrêt d’Amsinéné. 

Selon certaines sources, il a été entendu par le procureur de la République qui l’aurait confié ensuite à un juge d’instruction. Puis, il a été mis sous mandat de dépôt par le juge dinstruction qui a instruit à ce qu’on le conduise à la maison darrêt d’Amsinéné.

Selon d’autres sources, les déboires de Saleh Abdel Aziz Damane s’articulent autour de la subvention de l’État donné à la Mairie de Ndjamena dans le cadre de sensibilisation contre la propagation de la Covid 19. Une partie de cette subvention aurait été détournée par Saleh Abdelaziz Damane, l’ancien Maire.

Par contre, d’autres sources estiment qu’il s’agit plutôt d’un règlement de compte politique. Car disent-elles, Saleh Abdel Aziz Damane a justifié toutes les dépenses liées à la Covid 19, ce qui nous ramène à ce fameux problème avec ce ministre en question. 

Tchadanthropus-tribune

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