Voilà plusieurs mois que le journaliste tchadien, directeur de publication du journal Salam Info a été coffré tout simplement en exerçant son travail.

Plusieurs voix se sont relayées y compris reporters sans frontière pour demander à la justice tchadienne de revoir sa position, car la manière avec laquelle Mr Martin Inoua fut envoyé en prison porte à équivoque.

D’abord sur l’affaire principale qui a conduit la plainte de la dame Toupta Boguena qui a servi de manivelle, et ensuite l’optique politico-affairiste qui s’est greffée pour réduire en silence ledit journaliste.

N’est-ce pas que les autorités du Tchad classent le pays parmi les pays démocratiques en Afrique ?

N’est pas ces mêmes autorités se défendent bec et ongles quand on leur parle de la liberté d’expression ?

On constate fort malheureusement qu’il y a broche en la demeure puisque depuis les fameux enregistrements qui ont paru dans les réseaux sociaux que le jeune journaliste est la victime désignée d’une cabale parce qu’il a eu à mettre à nu une affaire de pot de vin en haut lieu sur la nomination d’un homme d’affaires comme conseiller à la présidence.

Depuis lors s’en mêlent garde des Sceaux, hommes politiques, hommes d’affaires, journalistes véreux, avec le seul but de casser la plume de Martin Inoua Doulguet et du journal Salam Info.

Si ces hommes au pouvoir n’ont jusqu’à présent rien compris, l’opinion publique nationale et internationale a fini par comprendre exactement les tenants et les aboutissants, et aujourd’hui Martin Inoua Doulguet apparaît comme la victime à qui on a voulu porter le sale caleçon.

Si le ministre de la Justice et garde des Sceaux se laisse entrainer dans cette affaire comme au début, les magistrats ne doivent pas se laisser abuser, eux qui ont juré serment en tant que magistrats, ils doivent sans instruction conduire le dossier pour ne pas salir leur réputation déjà entachée par l’embastillement des leaders de droits de l’homme, des journalistes et autres voix des sans voix.

Il faut dès à présent réhabiliter ce jeune journaliste puisque ce qui se trame actuellement pour enfouir encore plus Martin Inoua n’honore pas la justice tchadienne.

 

Pourquoi faire porter le chapeau à Martin Inoua alors que sans lui l’affaire Toupta Boguena pend encore à la justice avec sa nièce ?

Idriss Déby qui est le 1er magistrat ne doit pas laisser faire ça, car cela y va de la crédibilité de son régime, un régime déjà décrié dans tous les sens.

Martin Inoua Doulguet ne doit pas payer pour les mésaventures des hommes politiques et affairistes irresponsables.

Tchadanthropus-tribune

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