Où sont les 16 prisonniers faits par l’armée lors des heurts avec des coupeurs de route attribués à des éléments de l’armée tchadienne au Tibesti ?

Il y a plus de dix jours, l’agression d’un jeune Toubou pour lui arracher sa voiture par un groupe armé de Kalachnikovs a engendré un affrontement armé au marché de Kouri-Bougoudi. À la suite de ce qui vient de passer, un groupe de personnes majoritairement d’ethnie TOUBOU avec 17 voitures s’est lancé à la poursuite des agresseurs qui avaient emporté la voiture du jeune. La connaissance du terrain a permis d’intercepter les bandits agresseurs à 83 km de la ville de Wour où les bandits coupeurs de route avaient établis leur base. Apparemment c’est à cet endroit que se trouve le repaire de ces coupeurs de routes. L’affrontement a engendré la mort d’un des coupeurs de routes et trois blessés du côté des jeunes à la poursuite des bandits. Dans l’identification des corps après l’affrontement on trouve que le bandit décédé est un élément de la DGSIE (garde présidentielle) détaché au Tibesti et ayant pris un congé avec ses camarades, eux aussi des militaires de l’armée en congé pour se rendre à N’Djamena.

D’après nos sources, c’est les bandits coupeurs de routes qui ont appelé un de leur cousin qui se trouve être un haut gradé de l’armée et beau-fils (mari de la fille ainée) du chef d’état-major général de l’armée tchadienne (CEMGA), Général Abakar Abdelkerim Daoud alias Kerenkeno pour les secourir.

Le beau-fils du CEMGA à la tête de plusieurs voitures de l’armée tchadienne a rencontré le groupe des poursuivants qui avaient entretemps récupéré la voiture volée et étaient sur le chemin du retour vers Kouri-Bougoudi.

Ayant vu la colonne de voitures de l’armée venir à leur rencontre, ils ont cru qu’elle vient pour les secourir contre les agresseurs, mais à leur grande surprise elle vient pour secourir les coupeurs de routes qui ont appelé au secours.

Très rapidement les militaires venus en nombre ont arrêté les jeunes et les ont ramenés en prison dans la ville de Faya-Largeau. Depuis ce jour aucune trace de ces jeunes n’a été trouvée et les familles de ces jeunes s’inquiètent énormément de cette affaire qui n’est pas ester en justice.

Une source parallèle évoque que ces jeunes ont été transférés de Faya-Largeau vers la sinistre prison de Koro-Toro, mais là aussi plusieurs interrogations se posent.

Comment peut-on renvoyer des citoyens dans une prison de haute sécurité sans passer par la case justice ? Que dit le ministre de la Justice dans cette affaire ? Où bien les militaires ont exercé une vendetta sur ces jeunes sans que personne ne crie garde ?

Les autorités du pays doivent très vite élucider cette affaire au risque de créer profondément une frustration avec nos compatriotes Toubous. L’État-major des armées doit indiquer là où se trouvent ces 16 jeunes arrêtés.

Tchadanthropus-tribune

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