Les magistrats qui avaient arrêtés le travail suite à l’exfiltration du palais de justice le 17 Septembre dernier du colonel Abdoulaye Ahmat reconnu coupable de Coups, blessures, et homicide volontaire sur un mécanicien au marché champ de fils.

Au cours d’une assemblée générale, et après l’évaluation de la grève, les magistrats se sont félicités de la réussite de cette initiative suivie par tous le corps judiciaire et sur toute l’étendue du territoire national. Ils ont donc décidé de reprendre les activités pour permettre au Bureau du Syndicat des magistrats du Tchad de poursuivre disent-il, les négociations relatives à la sécurisation des tribunaux. Les notaires qui ont arrêté le travail pendant quatre jours ont aussi décidé de reprendre les activités.

Le Président de la Chambre Nationale des Notaires du Tchad, DJOMIA Germain a déclaré que le mot d’ordre de cessation d’activité a été observé sur toute l’entendue du territoire. Il indique que les notaires entendent mener la lutte avec les magistrats et les avocats pour que leurs conditions de travail puissent être améliorées.

Selon les affirmations du ministre de la Justice Djimet Arabi, le colonel serait envoyé depuis la semaine dernière à la prison de Koro-Toro dans le désert, alors qu’une pétition en ligne est lancée par des sympathisants de sa communauté pour sa libération.

Il est tout à fait acceptable d’intégrer une pétition et la signer si une forme réelle d’injustice est observé, mais que fait on de l’assassinat d’un citoyen blessé et mort de ses blessures à l’hôpital ? Pourra-t-on compatir en signant une pétition pour libérer le colonel Abdoulaye Ahmat Haroun et ayant dans un coin de la tête l’assassinat d’un autre compatriote.

Ladite pétition :
https://www.change.org/p/djimet-arabi-ministre-de-la-justice-garde-des-sceaux-tchad-pour-la-lib%C3%A9ration-du-colonel-abdoulaye-ahmat-haroun?recruiter=1150631682&recruited_by_id=f268ed70-fb36-11ea-a8a1-b78254239c45&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=petition_dashboard

Dans notre pays, pour vivre dans l’équité, il faudrait que toute forme d’injustice soit annihilée, sans quoi le vivre ensemble sera complétement ébranlé.

Les Tchadiens ont besoin de justice et de respects.

Tchadanthropus-tribune

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