Ce qui continue de passer à Kouri Bougoudi est la gangrène d’une maladie, de haine, qui trouve son épicentre dans le mépris de l’ensemble des Toros-Boros contre le peuple tchadien.

Cette population tchadienne tchadienne est désarmée et conquise tant qu’elle ne veuille se sacrifier pour le minimum de ses droits.

Il n’y a aucune fierté de dire ou de ressentir cette émotion de nous soupeser sans rien dire, mais admettre le massacre de nos compatriotes désarmés et leur extermination à cette hauteur est intolérable.

Les autorités semblent négliger cet événement en le léguant sur la bribe entre orpailleurs. Un fait à leurs yeux banal. Pourtant l’histoire de la 1re guerre mondiale est partie initialement sur un fait presque similaire, l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo. L’histoire est têtue, et de manière cyclique elle démontre avec évidence que la suprématie d’un peuple finit toujours par le sang. Plus de 200 personnes désarmées ont péri par le lexique de la haine, et la fameuse milice Toro Boros Soudanaise s’est mise en branle pour entrer dans le territoire tchadien et les blindés ouvrir le feu.

La complexité des faits est en train de réveiller tous les démons d’une guerre civile, et c’est ce que recherchent en effet les ennemis de paix.

Il faut corriger le tir avant qu’il ne soit trop tard.

Tchadanthropus-tribune

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