21 janvier 2026 #Tchad : La BEAC met fin aux rumeurs sur la dévaluation du franc CFA

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a démenti ce 16 janvier, les nombreuses rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours et qui annoncent une dévaluation imminente du franc CFA en zone CEMAC.

Dans sa déclaration, le gouverneur Yvon Sana Bangui a affirmé : « Contrairement à certaines rumeurs infondées circulant sur les réseaux sociaux, la BEAC tient à réaffirmer avec la plus grande fermeté qu’aucune dévaluation du franc CFA n’est à l’ordre du jour. »

Le sommet extraordinaire des chefs d’État annoncé pour le 22 janvier à Brazzaville ne devrait donc pas être l’occasion d’un ajustement du taux de change, contrairement à ce que laissaient entendre de nombreux messages viraux.

La BEAC reconnaît cependant que la zone traverse une période plus difficile : Croissance régionale attendue à seulement 2,4 % en 2025 (contre 2,7 % en 2024), principalement en raison du recul de la production pétrolière; Réserves de change projetées en baisse à environ 6 377 milliards FCFA fin 2025, soit 4,2 mois d’importations (contre 4,9 mois un an plus tôt).

Ces niveaux restent néanmoins largement supérieurs aux seuils critiques pour un régime de change fixe et la BEAC anticipe une amélioration progressive dès 2026.

Les perspectives à moyen terme selon la BEAC sont : 2026, la croissance autour de 3,3 %, puis accélération progressive ; l’inflation maîtrisée est de 2,2 % en 2025, 2,7 % en 2026 (bien en-dessous du seuil communautaire de 3 %) ; les réserves de change sont la stabilisation puis redressement attendu, avec une couverture des importations devant repasser au-dessus de 5 mois entre 2026 et 2028

La Banque centrale met en avant plusieurs facteurs qui devraient permettre cette trajectoire : renforcement de la réglementation des changes, meilleure centralisation des recettes d’exportation, discipline des opérateurs économiques, poursuite de la diversification et afflux d’investissements directs étrangers.

La BEAC insiste sur le fait que la situation actuelle n’a rien de comparable avec celle qui avait conduit à la dévaluation de 50 % en janvier 1994 : à l’époque, la zone connaissait une croissance négative, des réserves extrêmement faibles et des déséquilibres macroéconomiques très profonds.

TCHADANTHROPUS-TRIBUNE

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