Par l’intermédiaire des différents sites,  les parents et amis des détenus politiques et des disparus nous ont envoyé des noms. Nous publions ces noms sous forme d’une première liste. Cette liste sera réactualisée au fur et à mesure que les bonnes volontés envoient les noms aux sites et blogs de leur choix, lesquels sites devront les transférer à l’Association.  L’Association, à son tour va faire son enquête, puis faire la mise en forme et les publier. 

Cette opération  va continuer indéfiniment, car sous le régime de Deby, les rapts, les disparitions, les détentions arbitraires, sont quotidiens.  Ainsi l’Association élaborera un dossier solide avec des noms bien  sûr mais aussi des témoignages, des photos et tout autre point qui peut rendre consistant le dossier avant son transfert aux institutions internationales, de défenses des droits de l’Homme. Les prisonniers  politiques et les disparus sous le régime de d’Idriss Deby Itno sont très nombreux. Le mal touche toutes les familles, les régions et religions. C’est donc, toutes les contributions de tous les milieux sont les  bienvenues.
 
Voici donc une 1ère liste. 
 
I – Les déportés du Nigeria –  En 1991, le régime de Deby a fait enlever par ses services des renseignements une vingtaine des citoyens tchadiens refugiés au Nigeria. L’opération de Kidnapping a été menée en étroite collaboration avec les responsables de l’Etat de Bornou (Nigeria). Les kidnappés étaient transférés à N’Djamena et gardés à la présidence. Le régime n’a jamais fait une quelconque déclaration à leur sujet, les conditions et les raisons de leur détention. Aucune information non plus sur leur nombre exacte. Pire aucune association des droits de l’homme ne s’est inquiété de leur cas. En son temps seul le journal enligne « Alwihda » avait largement fait écho de cette affaire ; depuis, c’est le calme, c’est l’oubli et la banalisation. Certains des déportés ont été libérés en catimini et vivent au Tchad, ils n’ont osé faire aucune déclaration,  portés disparus ; il s’agit :
                      
Le Colonel Kaffine chadallah, empoisonné  durant la conférence nationale souveraine. Colonel Garboubou arrêté au sud du Tchad et exécuté. Mamadou Bissau, haut Cadre de l’administration, secrétaire général du RDP de Monsieur Lol Mahamat Choua aujourd’hui rallié au régime Deby, assassiné à son domicile devant sa famille et son corps emporté en 1992. Maître Joseph Behidi, 1er président de la ligue tchadienne des droits de l’homme, abattu non loin de son domicile par des hommes dirigés par Kerim Nassour, chef de la sécurité présidentielle et neveu de Deby.  Extradition monnayée de Maïduguri  (Nord Nigéria) des responsables du  MDD L’ex-chef d’état major du président Goukouni weddeye, Issa Ali Gorane, homme d’affaire, Dr Mahamat Boukhary Secrétaire général au Ministère des affaires étrangère, Mahamat Saker (Bidon) commandant de la BSIR, Mahamat Boukhari Abdel-Bagui, fonctionnaire de l’Education nationale, ancien ministre. Tous torturés et exécutés dans les cellules de l’actuel palais présidentiel. Colonel Moïse Kété et Capitaine Laokin Bardé Frison, tous deux assassinés au Sud du Tchad alors qu’ils étaient conviés à la table de négociation avec le gouvernement représenté par le Ministre de l’intérieur feu Youssouf Togoïmi, le Commandant Abakar Adjar commandant de la région de Lac, arrêté après la dissidence du Colonel Abbas Koty et exécuté à Moussoro le 18 juin 1992.
 
Le 22 octobre 1993, assassinat du Colonel Abbas Koty Yacoub et deux des proches à son domicile. Son corps emporté.
 
 
Le 16 août 1996, assassinat de Bichara Digui Arou, non loin de son domicile de la rue de 40m vers 21 heures. Ensuite, Annour Idriss Haggar (Laborantin) et Abakar Idriss Haggar (DG de l’école normale supérieure) tous deux frères de Dr. Bichara Idriss Haggar, ainsi que Bakhit mahamat Haggar, Hamid abderahmane Haggar (Chef de projet du PEV au ministère de la santé), Yacoub al Daris (commandant du CNR) seront froidement assassinés entre 1994 et 1996. Le Colonel Mahamat Fadil et  le Capitaine Wileda Nourri  ont été arrêtés par la police nigérienne et livrés à N’djaména à Déby avec l’avion présidentiel. Ils seront exécutés à la Présidence de la République malgré les protestations du HCR, des ligues Nigériennes et Tchadiennes des Droits de l’homme, de la presse tchadienne.
 
 
1997 : Assassinat du Chef d’état major général des armées à Paris, le Colonel Moussa Bachar Houno. La thèse de l’accident n’a jamais été prouvée. Le corps du défunt a été enroulé par un interminable ruban blanc. La famille n’a pu examiner le corps.
 
 
2001 : Assassinat du Dr Cheikh Ibni Oumar, homme d’affaire soudanais qui a investi près 40 milliards dans le projet pétrolier de Rig-Rig.
 
 
2002 : Assassinat du Dr. Gueti Mahamat, DG de l’Asecna de 1985 à 2000 et président d’un parti politique qui a rejeté toutes les avances du MPS. Sa voiture a été minée à Faya alors qu’il battait campagne pour les élections législatives de 2002.
 
 
Septembre 2002 : Assassinat de Youssouf Togoïmi, ancien ministre de la Justice, de la défense et de l’intérieur entre 1990 et 1998, président du MDJT. Sa voiture a été minée, blessé il a été évacué en Libye où il a été soigné et assassiné. Son corps est toujours entre les mains des Libyens qui refusent de le remettre à sa famille malgré plusieurs demandes insistantes.
 
 
Assassinat à Ndjaména de Dochi Koreïdo, soeur de Guihini Koreï à son domicile.  
Gani Nassour interpellé a Faya-Largeau par la garde présidentiel dépêché pour la circonstance et torturé et balançé depuis un hélicoptère en 1993.
Assassinat à Ndjaména de la sœur de Timane Erdimi,
Le Colonel Adoum Acyl cadre militaire Arabe
 
 
Assassinat du chef de canton Hémat Fadoul Barcham à Haraz-Mangueigne. Il fut tué dans l’humiliation des siens, bastonné à coups de crosses devant ses enfants, pour la simple raison de sa filiation familiale avec la famille Assileck Halata. Assileck Halata père est son oncle, et ses enfants sont des cousins.
 
 
Assassinat du commandant Korom Youssouf Sougui, officier de l’armée nationale    Tchadienne tuée pour sa proximité avec le général Taher Wodji
 
1996, assassinat de l’étudiant BOUKHARI Mahamt Takay en pleine prison.
 
 
Assassinat de  Ahmat Lamine et Abderamane Dadi, l’avion qui les ramenait à Ndjaména a été abattu juste après avoir franchi le fleuve Chari. Deby s’est opposé aux experts dépêchés par la compagnie aérienne d’examiner la carcasse de l’avion pour le compte de l’Assurance.
 
 
A titre des massacres collectifs, rappelons:
 
 
Guera en 1991 
Boudouloum, Goré en 1992 
Gniguilim et Chokoyane en 1993 
Ndjaména en 1993, manifestation des Ouaddaïens a fait une centaine de mort.
 
 
Le 2 et 3 février 2008, officiellement 700 morts, mais en réalité près de 2000. Les chars et hélicos de Deby tiraient à vue sur tout ce qui bouge. Deby a affirmé sur RFI avoir ordonné de tirer sur tout attroupement… 
 
Djiddo Mahamat idriss,
Khamis Dokhone,
Adam Ahmat,
Vidi Valentin, 
Ketté Moïse,
Laokein Bardé,
Brahim Selgué,
Adouma, yaya labadri,
Adil Ousman
 
Des contributions son vivement attendues au sujet des déportés du Nigeria.
 
     II – Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh. 
   
Ancien  Ministre, ancien recteur de l’Université de N’Djamena, Secrétaire General d’un parti politique et porte parole de l’opposition démocratique, Ibni a été enlevé devant sa famille par la garde rapprochée de Deby en Février 2008 à N’Djamena.  Le régime de Deby se mure dans un silence dédaigneux, refusant obstinément de donner toute information sur cette disparition. Contrairement au 1er cas, la Communauté internationale est largement informée sur le cas du Pr Ibni, mais il faut plus pour contraindre le régime de Deby à rendre des comptes sur ce cas.
   
III – Les déportés de Khartoum –   
Depuis que Khartoum et N’Djamena ont repris les relations de coopération, le régime de Khartoum effectue épisodiquement des rafles dans le milieu des tchadiens refugiés au Soudan, les considérant comme des militants de l’opposition armée. Ainsi les personnes suivantes sont déportées du Soudan et remis à la police politique de N’Djamena.
 
Il s’agit :
01 – AHMAT ALIO FADOUL
02 – KODO BANI HASSAN 
03 – YOUSSOUF AHMAT  
 04 – HAMDAN IBRAHIM   
05 – ABOUBAKAR OUSMAN,    
06 – MAHAMAT BANI AHMAT
07 – MANSOUR YOUSSOUF
 08 – ADAM HASSAN 
09 – HEMCHI RAHMA,
10 – MAHMOUT ALI MAHAMAT
11 – TAHIR MATALAMA
12 – GABI AGUD YOUSSOUF
13 – DAOUD ABDOULAY ALI, 
14 – DABOUK ADJBAN,
15 – MENALA SAID
16 – ABDERAMAN RAMAT
17 – HAMADI TCHOROMA
18 – KALI KALE 
19 – ALADJAD ADAM ANOUR, 
20 – OUSMAN FAD LALLAH ICHEGUIR,
 21 – BRAHIM YOUSSOUF AHMAT
22 – MAHAMAT HASSAN TILEP
23 – HAROUN ARACHID,
24 – ALBAKIR OUSMAN, 
25 – SAID MAHAMAT ALI
26 – BRAHIM ISSA BACHAR
 
Cette liste n’est pas exhaustive, loin de là ; depuis pratiquement une année, il n’y a pas un jour où un refugié tchadien ne soit pas kidnappé et remis au régime de Deby. Entre ceux qui sont encore dans les prisons soudanaises, ceux qui sont dans les prisons tchadiennes et les disparus, le compte n’y est pas  encore. Parmi les disparus entre Khartoum et N’Djamena, il faut citer  le Colonel ADOUMA HASSABALLAH DJADAL-RAHAB  Vice-Président de l’UFR emprisonné à Addis-Ababa depuis 2010 ; depuis lors on est sans nouvelles de lui malgré des supputations et des rumeurs les plus accablants le concernant. IL faut aussi citer le cas de Mr Djibrine Assali Hamdallah, syndicaliste et opposant au régime de Deby.
 
Des témoignages sur les déportés et disparus entre Khartoum et N’Djamena sont les bienvenus.
 
IV – YAYA ERDIMI 

C’est le plus vieux prisonnier politique de Deby ; ça fait exactement 6 ans qu’il a été kidnappé par la police politique, devant ses enfants. Il a eu le tort d’être le cadet des jumeaux Erdimi.  Personne ne l’a vu depuis cette date. Selon certaines sources, il serait tout au début détenu à l’ANS, dans une cellule, enchainé. D’autres rumeurs rapportent que depuis l’arrivée du nouveau DG de l’ANS, les conditions de son détentions seraient amplement détériorées, torturé moralement et physiquement.  

V –  Les personnes arrêtées ou disparus à N’Djamena
            
         (Contributions attendues)
 
VI – Les personnes arrêtées ou disparues après l’attaque du FUC, en 2005
Colonel Abderrahmane YOUSSOUF
Colonel Ahmat Haroun Abdoulaye
Colonel Djama 44
VII – Les personnes arrêtées, déportées ou disparues entre Bangui et N’Djamena.
                       (Contributions attendues)
 
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