Le syndicat des travailleurs du secteur public au Tchad vient de lancer une nouvelle grève. La trêve observée pendant la négociation entre les autorités et les travailleurs a donc pris fin.

Pour cause, les employés demandent sans succès la mise en application d’un accord, signé depuis près d’une année, sur l’augmentation des salaires. Les délégués syndicaux ont été clairs, aucune institution publique ne sera en activité jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause. La première grève est lancée avec un mot d’ordre d’inactivité sèche durant une période de 3 jours, du 22 au 25 de ce mois, et si les autorités du pays continuent à faire la sourde oreille, ils aviseront. Le pays vient pourtant de sortir d’une longue période de bras de fer qui avait sérieusement paralysé l’activité nationale.

Il y a deux mois, les responsables religieux avaient pris l’initiative de se poser en médiateurs pour faciliter le dialogue entre les syndicats et le gouvernement. Les fonctionnaires à bout de patience avaient décidé de déserter leurs postes, y compris pour les secteurs sensibles tels que les urgences des hôpitaux. Le gouvernement de son coté avait pris comme mesure de sanction le non-versement des émoluments pour les fonctionnaires grévistes.

La médiation religieuse avait apporté un répit de 30 jours pour les deux partis et malheureusement en fin d’échéance ni le syndicat ni le gouvernement n’ont bougé leurs positions.

Pour montrer la fermeté de sa position, le gouvernement a entamé des poursuites contre certains leaders de l’Union des syndicats du Tchad jusqu’à les condamner. Au dire des analystes qui suivent le dossier depuis ses débuts, la solution serait à mi-chemin entre les exigences des fonctionnaires et les contraintes des deniers public. Au lieu d’une augmentation de plus de 100% telle que demandée par le syndicat, un geste de bonne foi à travers une augmentation moins onéreuse permettrait de décanter la situation. 
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