De sources dignes de foi, depuis la dernière opération contre Boko-Haram, une milice d’autodéfense sous l’égide du gouverneur Abadi Sahir. Interrogé, ce dernier affirme avoir ses ordres de son supérieur hiérarchique.

Arrestations arbitraires, tortures et assassinats des paysans, pêcheurs et autres citoyens qui sont taxés de Boko-Haram, ou sympathisants de cette nébuleuse.

Selon nos informations corroborées par une ONG locale, les citoyens de la communauté Boudouma sont interpelés gratuitement et renvoyés auprès du gouverneur pour des interrogatoires musclés. Plusieurs personnes accusées sans preuve aucunes ont perdu la vie, et d’autres subissent des sévices dégradants. Parmi ces personnes, un commerçant connu de la place à Boga-Sola serait exécuté par cette milice en présence du gouverneur. Ce commerçant subissait déjà des menaces de la part des autorités traditionnelles bien avant l’offensive de l’armée. C’est ce qui laisserait entendre qu’il y a règlement de compte.

La zone du Lac-Tchad déclarée zone militaire et en état d’urgence ne permet pas à une source indépendante de venir observer la situation et permettre un avis contraire. Toutes les ONG et les organismes sont interdits de visite dans ces zones.

Les citoyens Boudouma ne doivent pas payer de leur vie les accusations fantaisistes des certains responsables d’État qui les indexent d’avoir des proximités avec la nébuleuse terroriste Boko-Haram.

Dans un pays démocratique ce sont les forces de police, de gendarmerie et de l’armée qui doivent exécuter les décisions d’État, mais une milice montée de toute pièce avec des affilés pour terroriser la population et spolier de ses biens.

Les ONG locales et la société civile tout comme les partis politiques de l’opposition doivent exiger la vérité par rapport aux exactions qui se passent dans les régions du lac-Tchad, et les dérivent observées sur une population innocente.

Tchadanthropus-tribune

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