Un coup d’État militaire dirigé par le Général Ironsi se solde par les assassinats du premier ministre Sir Aboubacar Tafewa Balewa et du Sardona Sokoto Ahmadou Bello de Sokoto. Le géant au pied d’argile entre dans la tourmente, le Général Ironsi sera abattu à son tour par une action militaire.

 

Les Ibo se rebellent et proclament leur sécession, en donnant à leur État le nom de Biafra. La guerre civile du Nigeria éclate le 15 juillet 1967, ce fut une guerre atroce. Du coté des forces loyalistes le Général Mahamat Cheté récemment assassiné lâchement à Maiduguri prend la tête du commandement. Dans le camp des hors-la loi le Général Odjuku devient le Chef Politico-militaire. Cette guerre qui débuta au mois de juillet 1967 pris fin en janvier 1970. Le bilan fut dramatique, il est de quatre millions de morts.

 

Contrairement aux autres Kirdis du Continent noir, les Ibo ne sont pas des couards. N’eut été le courage mâle des Volontaires Tchadiens qui ont volé au chevet de l’armée nigériane, le pronostic serait en faveur des insoumis de Biafra. L’occident colonialiste s’est rangé dans le camp de Biafra, le Général de Gaulle Président de la République Française a instruit les Présidents Félix Houphouët Boigny de la Côte d’ivoire, Maurice Yameogo de la Haute Volta (Burkina d’aujourd’hui) Oumar Bongo et biens d’autres valets locaux de l’Élysée d’être du coté de la sécession Biafraise. Le Président Tombalbaye rejeta systématiquement ce diktat en brandissant la Charte de L’O.U.A qui recommande la non-ingérence des affaires intérieures d’un pays membre de cette institution panafricaine.

 

L’ancien Président Nigérian de l’époque le Général Yacubu Gowon, après l’assassinat du Président Tombalbaye a dit je cite : « que le Biafra a été vaincu grâce à l’aide de Tombalbaye » lire Christian Deleusse dans son carnet de bord titré : (les circonstances du coup d’État du 13 avril 1975).

 

Une autre occasion d’affrontements meurtriers opposant les Forces Armées du Nord du Président Hissène Habré aux troupes nigérianes le 18 avril 1983 au Lac Tchad, nous confirme que le Nigeria n’est qu’un éléphant aux pattes d’argiles. Les FAN qui viennent de sortir d’une longue guerre a mis en déroute cette soldatesque de Nigeria one. Des prisonniers ont été capturés, faits « Dangaré » (signifie prisonnier en dialecte Gorane) par la tendance FAN. Pour les libérer, le Président Tchadien Hissene Habré n’a pas été exigeant, car très intelligent, il savait que son ravitaillement en carburant provenait de ce pays, il a seulement demandé en échange quelques véhicules Toyota. Le troisième constat que je refuse de commenter est celui qui oppose l’armée nigériane aux « Boko Haram ».

 

Messieurs les internautes, je vous laisse la latitude de ces commentaires.

 

Al Hadj Garondé Djarma
Ville : Ndjamena
Email : 
garondedjarma@yahoo.fr

 

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