En réalité, cet accord marque une étape vers un contrôle accru et centralisé des flux financiers, après des décennies d’opacité et de corruption systémique au sommet de l’État.
Bien que l’accord prévoie l’interconnexion entre le système Douanier (SYDONIA World) et le Bordereau Électronique de Suivi (BESC), cette modernisation est surtout un moyen pour le régime de sécuriser les recettes publiques et d’empêcher les fuites, sans s’attaquer aux racines de la mauvaise gouvernance. L’obligation du BESC est présentée comme une « transparence » bienvenue, mais elle renforce avant tout le pouvoir des entités proches du régime sur l’ensemble de la chaîne logistique.
L’annonce d’une « première convention » entre ces deux entités, après 35 ans de détournement de deniers publics, est un aveu implicite du retard abyssal du Tchad en matière de gouvernance et de modernisation. Il reste à voir si cette nouvelle plateforme servira réellement la fluidité pour les opérateurs économiques honnêtes ou si elle ne sera qu’un nouvel instrument au service du verrouillage financier du régime.

Tchadanthropus – tribune

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