29/09/2016: TCHAD/Le général Asseif dans un imbroglio civil: De sources concordantes, le général Asseif, parmi les moult généraux qui composent le régime d’Idriss Déby, se trouve en plein milieux d’un problème de dispute, qui finit par la mort d’un autre civil, en cause dans cette dispute. L’histoire s’est passée dans les 48 heures qui suivent notre publication. Comme toujours, Tchadanthropus-tribune a cherché a aller vers des recoupements avant de publier cette information, qui souvent dans le cas d’espèce amène les communautés à prendre position sans souvent penser aux conséquences que pourraient engendrer les positions tranchées. Selon notre correspondant, le général Asseif et un de ses fils voyageaient par la route à destination de la ville d’Ati. Arriver non loin de la ville Ngoura, ils tombèrent nez à nez avec deux cars (bus), l’un en panne de crevaison, l’autre en train de le dépanner, mais barrait la route et aucun véhicule ne pouvait passer. Sans heurter la sensibilité de nos compatriotes d’une certaine communauté, les deux bus appartenaient à des Zaghawa, comprenez que parmi nos compatriotes de cette communauté, il y a ceux qui se prennent pour des Tchadiens d’en haut, qui se disent proches du régime, qui assimilent le régime à leur bien-être, et il y a les Zaghawa d’en bas, qui souffrent pire qu’un autre, ceux que beaucoup de Tchadiens fréquentent et auxquels la raison leur sied. Le général Asseif a eu le malheur de tomber ce jour sur ceux du chapitre d’en haut, qui s’assimilent au régime en place, alors que ceux-ci ne sont pas proches de Déby ou de ses parents. Lui barrant la route, le général Asseif descendit du véhicule pour s’enquérir de la situation, puis il indiqua aux chauffeurs des bus qu’ils n’avaient pas le droit de bloquer la route. Une dispute s’en suivit, et les deux chauffeurs se mirent à battre le général. Son fils, Youssouf (jadis blessé à la tête), voyait son père agressé, dégaina un fusil de guerre et tira à bout portant sur l’un des chauffeurs de bus et l’abattit devant des passagers médusés. Après les faits, une voiture de l’armée arrivait par coïncidence sur la même route et s’arrêta. Les transmissions radio faites, une équipe de la gendarmerie fut dépêchée pour ramener le général Asseif et son fils à N’Djamena sous bonne escorte. Le général Asseif et son fils furent conduits dans la nuit et gardés à la prison d’Amsinéné. Au lendemain matin, son domicile fut évacué et sa famille mise à l’abri pour éviter toutes représailles. Notons que le général Asseif est beau père de certaines pontes du régime, eux-mêmes Zaghawa (Oumar Déby & Chaïbo Mahamat Ismaël). Mardi 28/09/2016, les chefs de tribus arabes furent convoqués à 18h pour trouver une solution avec la partie adverse. Il devrait être joint du ministre de la Défense Bichara Issa Djadallah. Il était question de localiser la famille de ce civil mort pendant la dispute. Le général Asseif est-il sous l’emprise de l’alcool ? l’enquête l’établira. S’il faut déplorer la mort d’un compatriote, il faut aussi dénoncer le comportement arrogant d’une gent qui prend les Tchadiens d’en haut. Rien ne peut expliquer le blocage de cette route si ce n’est un excès de zèle, et le fait de penser que certains sont intouchables dans ce pays. Au Tchad, tirer à bout portant sur un individu est un fait banal, quand ailleurs dans un pays de droit, la justice et l’autorité de l’état doivent sévir. Aucune situation dans une république ne permet l’assassinat d’un autre citoyen. L’anarchie organisée, l’encouragement du clanisme et la prospérité des chefs de clans, chefs de races, favorisent cette anarchie qui sévit depuis plusieurs années dans notre pays. Tuer quelqu’un et les chefs de races s’arrangent à fixer le prix de la dia, la justice s’efface pour laisser place à ce qui ne devrait pas être. Il n’y a pas de place pour ce genre de pratique dans une démocratie. Nul n’est censé être au-dessus de la loi.

 

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