Selon l’AFP, un avion de l’armée tchadienne aurait bombardé une zone frontalière entre le Tchad et le Soudan, le 13 mai dernier. La cible visée est une position du MJE.

Par ailleurs, plusieurs mouvements de troupes terrestres sous couvert des forces mixtes tchado-soudanaises sont signalés à l’intérieur du Soudan, dans les localités d’Oum-Sidir, Houeïch et Mosbat. Jamais une armée étrangère n’a pu pénétrer dans un pays souverain avec une telle discrétion, sans heurts, sans la moindre opposition de la part du « pays envahi » et sans la moindre condamnation de la part de la communauté internationale. D’après le site de l’opposition Tchadactuel, le président Deby volerait au secours de son allié le président Omar El Béchir, menacé par le Front Révolutionnaire Soudanais (FRS), dont les troupes sont signalées aux portes de la capitale du Kordofan nord, tandis que Khartoum n’a plus le temps et l’énergie nécessaire pour préparer le siège.

Si ces informations sont avérées, cela constitue une violation très grave et une offense pour les deux peuples, Tchadien et Soudanais, qui luttent pour leur émancipation. Les civils du Darfour sont les premières victimes de la destruction causée par cette campagne militaire. De plus, l’usage de la force militaire est irresponsable et criminel lorsqu’elle est orientée contre les représentants et les enfants d’une population victime de génocide.

Les amis du Darfour condamnent vigoureusement cette agression contre le peuple Soudanais. Nous demandons à ce que les troupes Tchadiennes rentrent à la maison. Par ailleurs, nous tenons le président Deby pour responsable de tout ce qui pourrait arriver à nos frères du Darfour. Nous saisirons la cour pénale internationale (CPI) pour qu’elle lance contre lui un mandat d’arrêt pour « complicité de génocide » s’il ne retire pas ses troupes dans l’immédiat. Le porte-parole des « Amis du Darfour »

Babikir Souleyman. 

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