Nous vous avions promis de revenir sur le cas Samir Adam, nous le faisons ici sans détour grâce aux investigations menés par nos correspondants sur place dans la capitale tchadienne, et nous emprunterons le même canevas qui lui sied, celui de communiquer sur la nature des ses adversaires, ceux qu’il méprend et dénigre à longueur de tribune.

 

D’abord, il faudrait lui reconnaître un fait, propre à sa nature d’homme flou, complexé, et dont les ambitions passent par le fait de vouloir salir son prochain, ceux qui lui portent l’antithèse de ce qu’il appelle, dans cette locution ramassée, mordillant ses lèvres, l’esprit de la controverse. Il veut arriver coûte que coûte, au point de traiter les élus d’un peuple “de rats, une espèce de vermines qui se cachent dans le placard pour téléphoner aux chancelleries étrangères“.

 

Mais avant de nous méprendre sur son sort, gageons de savoir qui est cet individu tant lugubre par ses sorties sur le petit écran, et son griotisme assassin.

 

Natif du Ouaddaï géographique, certains fils de cette noble région lui réfutent l’appartenance du dit lieu, il aurait fait des études à la faculté de droit à Ndjamena ou il aurait obtenu une licence dit-on; puis il entre à l’ENAM pour en sortir magistrat sans aucune forme d’excellence. Ceux de sa promotion approchée, médisent sur la nature de l’homme, fourbe, rires aux éclats, mais te poignarde dès que tu as le dos tourné. “Samir a été toujours en compagnie d’un groupe, mais le trahit de suite s’il peut tirer son épingle de jeu“.

 

Pendant longtemps, il écumait les pavés de certains bureaux targuant qu’il appartient à un groupe de réflexion, un condensé de réunions où se retrouvent des frivoles de la République. Tantôt d’un bureau à l’autre, il cherche à se faire remarquer par les responsables du parti MPS d’Idriss Deby Itno. En privé, il n’a jamais aimé l’homme disait un de ses amis, aussi détestable comme nous le connaissons. Il tance Deby d’irresponsable, mais l’applaudit à chaque sortie, tel le mécréant marchant sur les crottes des chiots. Détestable par l’hypocrisie, il cherche sa voie même en marchant sur des cadavres.

 

Il est président du tribunal de Sarh en 1996. Année des premières élections présidentielles au Tchad. Et Samir est choisie comme membre de la CENI locale. C’est là qu’il fait la connaissance d’un autre contrebandier, un épicier sur tout pourcentage et octroi de marchés publics. Le nommé Haroun Kabadi le prend sous son aile. Il lui garanti malgré son statut de magistrat et président du tribunal, une ascension s’il accepte de fermer les yeux sur les irrégularités de vote, et donner une majorité au parti d’Idriss Deby Itno dans le moyen Chari de l’époque. Sachant les enjeux de ces élections on comprend que le juge félon ait prêté main forte pour la fraude, un moyen qu’il utilise pour que le pouvoir de Deby ferme les yeux sur les détournements des saisies de la justice.


Quelque mois plus tard, il est récompensé grâce à ses services illicites, et est nommé par Idriss Deby Itno au Conseil constitutionnel. En 2008, Mr Haroun Kabadi est nommé Secrétaire général à la présidence de la République où le fameux Samir Adam le retrouve comme conseiller juridique de Deby. Concours de circonstances ou opportunisme vorace, il se retrouve en train d’assumer l’intérim de Zara Brahim Mahamat Itno, alors conseillère économique de son oncle. C’est en ce moment qu’éclate l’affaire des détournements des fournitures scolaires. Samir Adam et Haroun Kabadi sont arrêtés et envoyés au gnouf en attendant l’enquête en cours, malgré l’innocence qu’il proclame, sa responsabilité et celle de son mentor est établie. Mais comme à son habitude, Idriss Deby Itno aime libérer les voleurs de la République et les rehausse en toute circonstance. Haroun Kabadi devient président de l’Assemblée nationale au nom du MPS parti État, et Samir devient son directeur de cabinet.

 

Plus tard, en 2010 Emmanuel Nadingar devient 1er ministre et Haroun Kabadi sent l’opportunité de faire la proposition de son élève à Emmanuel Nadingar, de nommer Samir Adam Secrétaire général du Gouvernement. Poste qu’il occupe jusqu’à maintenant, et pour lequel il est reconduit avec le nouveau 1er ministre à cause de son griotisme ambivalent, chantant les louanges de Deby même quand cela s’avère inutile.

 

Plusieurs témoins membres du gouvernement précédant et actuel affirment que le sieur Samir Adam a joué un rôle aidant à porter les accusations contre Mahamat Saleh Annadif l’ex-secrétaire général de la présidence, par l’encouragement effectif d’Ahamat Bachir actuel ministre de la Sécurité publique et ex-directeur de cabinet adjoint de Deby

 

La rumeur dans la capitale tchadienne dit que Samir Adam serait timide de caractère et qu’ Ahmat Bachir est son modèle, car être vulgaire et insolent permet de servir Idriss Deby Itno et le divertir.

 

Pour être tranquille avec sa conscience, il faut savoir construire sa carrière proprement. Au Tchad, ceux qui travaillent réellement pour le pays ne sont pas légion, et ne font pas de bruit. Il y a des cadres méritants qui font un rendement technique de pointe, et que personne ne voit et n’applaudit. Aujourd’hui, ceux qui s’extasient sont ceux-là, des fripouilles sorties de nulle part et exposées pour amuser la galerie.

 

Dans une démocratie, l’opposition doit exister pour l’équilibre de la société. On n’insulte pas les élus du peuple parce qu’ils ne partagent point les crottes avec lesquels Samir Adam semble se remplir la panse.

 

Comme griot,

 

Tombalbaye a eu un certain authentique,

D’autres ont eu les leurs,

Idriss Deby Itno a son Bachir, et un certain Samir Adam.

Voilà ce que l’histoire et les hommes au Tchad retiendront des individus dont la voracité est de devenir sans identité réelle.

 

Correspondance depuis N’Djamena pour

La Rédaction de Tchadanthropus-tribune.

 

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