A l’occasion de la fête de aïd-al Adha, Idriss Deby reconnaît publiquement une partie des crimes commis par son régime oligarchique, le pillage systématique des richesses nationales du Tchad. Il n’a fait qu’avouer ce qui est dénoncé et décrié depuis vingt et trois ans par l’opinion publique nationale et internationale, ce que tous les Tchadiens à l’exclusion des pilleurs, ne cessent de décrier dans toutes les rues, sous tous les arbres.

Par cet aveu des crimes économiques depuis plus de deux décennies, Idriss Deby reconnaît l’absence de l’Etat au Tchad, le non-respect des règles les plus élémentaires de la gestion de la chose publique, ces règles qu’il avait écartées de son quotidien dès le 1er Décembre 1 990, son avènement au pouvoir. Après toute honte bue, le sultan général président cherche-t-il à s’innocenter pour perpétuer le règne de son oligarchie prédatrice et sanguinaire ou démissionner ?

Le récent remaniement de son gouvernement montre bien tout le contraire de ce dont on pouvait attendre de lui après cet aveu public des crimes commis sous son autorité directe depuis plus de deux décennies.

Une Tchadienne a su très bien dire, il y a quelques années :
« Idriss Deby Itno est bien né avant la honte ».

                        
Le 18 Octobre 2 013.
                        
Mahamat Hassaballah
   UFDD/ANCD.

 

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