Kamougué a laissé une progéniture nombreuse. De même qu’il a laissé une fortune importante en biens immobiliers. Mais la gestion ou du moins l’administration de ces biens est devenue une casse tête chinois pour les orphelins et veuves du «lion du sud». 

A la mort du général Kamougué, une partie de ses enfants est informée que la fortune familiale est confiée à Me Randah pour administration. Il s’agirait d’un compte bancaire bien garni qui serait très vite dilapidé par la notoire d’après les propos de ces héritiers lésés.

Cette gestion calamiteuse sera dénoncée et le tribunal de première instance de N’Djaména est saisi par Olivier Kamougué. Le tribunal tranche en faveur du demandeur Olivier Kamougué et dessaisi Me Randah de son administration. Entre temps, Eric Kamougué aurait fait main basse sur les biens immobiliers dont il profiterait tout seul des revenus provenant du loyer de ces immeubles. Il se serait aussi accaparé des véhicules, 7 au total, qu’il aurait qu’il utiliserait sans que les autres orphelins ne puissent parler.

Des 7 véhicules, il n’en reste que 3 dit-on. Et les veuves aussi… Pendant que les enfants se disputent l’argent et les immeubles, les veuves quant à elles, se seraient engagées dans une bataille judiciaire pour savoir qui est vraiment la veuve légitime de Kamougué. Ainsi, Mme Eve Kamougué, l’une des épouses du général se serait fendue d’une requête aux fins de demander l’annulation de l’acte de mariage d’une de ses rivales qui est en ce moment députée à l’Assemblée nationale. Or, Mme Dénéassoum Kamougué est mariée depuis 2005 avec son homme à la mairie de N’Djaména.

Le tribunal de première instance auprès de qui la requête a été déposée va avoir à statuer sur cette affaire qui a un parfum d’héritage. Nous sommes en face d’une saga familiale qui ressemble à s’y méprendre à un film hollywoodien des années 70-80 où des héritiers d’une grande famille du Texas se déchire sur la succession de leur père. C’est dommage ! Le grand homme se serait-il décarcassé à ce point pour assister impuissant à la déchirure et au morcellement de son œuvre ? C’est le sort qui est réservé à tous les héritages.

Djimasdé Simplice

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