27/06/2016 : TCHAD/Le MPS & ses tontons flingueurs : De sources dignes de foi, rien ne va plus entre le président de l’Assemblée nationale et son président de la République Idriss Déby Itno. Depuis la fin des élections présidentielles, les flingueurs patentés du MPS ont sur leur ligne de mire Jacques Haroune Kabadi. Selon des sources recoupées, Idriss Déby éviterait tout contact avec son dauphin constitutionnel. Toutes les portes menant vers Déby lui sont fermées, du rez-de-chaussée jusqu’à l’étage. Au siège de l’Assemblée nationale notamment, au cabinet de Kabadi, les agents de l’ANS postés là bas filtrent tous les visiteurs de Kabadi. Qui vient le voir? Qui rencontre-t-il? A-t-il rencontré des diplomates étrangers? Une méfiance sur l’œil avisé d’un Djiddi Salay (ANS-police politique du MPS), sbire morphologique et chronique du système. Mais nos correspondants sont formels, à l’origine de ce désamour, les résultats mitigés des dernières élections présidentielles. Kabadi n’aurait pas convaincu ses co-régionnaires de Kyabé sur le projet Idriss Deby pour les élections présidentielles. Pire on reprocherait à Kabadi sa gestion désastreuse du budget de l Assemblée nationale. Comme vous le savez, les dossiers ne sortent que quand l’aisselle se fait sentir, mais jamais avant quand vous avez le doigte dans le pot de confiture. Les derniers mohicans du MPS au sein de l’hémicycle Moussa Gadam serait à l’origine de ce divorce. D’ailleurs d’après nos sources, Kabadi n’est pas le seul dans le viseur de Déby, plusieurs cadres originaires du sud du pays, appelé communément  "Laoukoura", membres du MPS, ayant échoué dans leurs régions devraient être dans des sales draps. Leurs torts seraient d’avoir apporté les vrais résultats des élections dans leur circonscription. D’autres infos confirment les vœux de Déby de tenir les élections législatives entre mars et avril 2017. Tous les signaux seraient au vert pour montrer la porte de sortie à un Kabadi qui n’entend pas rempiler pour un autre mandat, surtout quand on sait les circonstances avec lesquelles il a été élu. Mais avant cela, il doit attendre la visite de l’inspection générale qui doit passer au peigne fin sa gestion. D’ici là, attachons bien la ceinture, d’autres choses arrivent.

 

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