De sources bien informées auprès des sécurocrates de la capitale, Mr Haroun Bachar Naaman fut mis aux arrêts pour le simple fait d’avoir héberger par accointance un Co légionnaire venant de sa communauté et fervents partisans du MJE (Mouvement pour la justice et l’égalité), un mouvement rebelle officiant contre le gouvernement de Khartoum. Bachar Naaman aurait servi de pont de passage à ces “ frères “ et il aurait mis à leur disposition des documents officiels tchadiens. Les sécurocrates de N’Djamena reprochent aussi à l’ancien diplomate ses proximités avec certains rebelles tchadiens proches de la faction Timan Erdimi. Bichara Abdiguine, Hoor Souleyman Bahar, Abdoullah Sigher, seraient tous passés par cette souricière organisée par le sieur Haroun Bachar Naaman. Depuis maintenant une semaine, les renseignements généraux l’interrogent et le torturent pour qu’il se mette à table. L’interrogatoire qui se fait en patois (Zaghawa) ne permet pas aux membres de la police judiciaire de comprendre les causes de l’interpellation. Un traducteur explique aux autres le grief qu’on lui reproche. Notons au passage que ledit diplomate est analphabète, ne sachant ni lire ni écrire. Voilà encore une des réalités tchadiennes, où on impose son parent à des postes stratégiques en lésant d’autres Tchadiens aptes à travailler pour leur pays sans complaisance.

  • Tchadanthropus-tribune
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