L’envoi de forces policières africaines ne résoudra rien, la Libye est un pays très complexe, multi clanique. Le colonel Kadhafi a gouverné ce pays durant 43 ans d’une main de fer, et une dictature tribale.

 

La Jamahiriya est Arabe, aucune autre langue n’a le droit de citer dans ce pays. Les minorités autochtones telles que les Toubou, Touaregs et Amazighs ont été victimes de ce régime totalitaire. Après la chute du colonel Kadhafi, les autochtones réclament leurs droits élémentaires : la citoyenneté ; l’identité et leurs cultures. Les Toubou ont beaucoup subi sous le régime de Kadhafi et même après la chute de Kadhafi. La population est constituée majoritairement par les Arabes, et ces derniers ne veulent pas partager les richesses avec les minorités autochtones. Les Toubou déclenchèrent des contestations, ce qui a notamment participé à la chute du régime de Kadhafi, et ils n’arrêteront pas leurs contestations tant qu’ils n’obtiendront pas leurs droits, tout comme les Amazighs et les Touaregs.

 

Le pays est gouverné par deux états, l’un à l’est et l’autre à l’ouest appuyé par des milices armées qui agissent selon leur désir. Le sud du pays est entre les mains des antagonistes, les Arabes et les minorités autochtones. La grande partie du sud de la Libye est contrôlée par les Toubou. Les deux états se disputent la gouvernance du pays, mais aucun n’est prêt à reconnaitre les droits des minorités.

Ainsi, la question se pose : comment trouver une issue pour que les Libyens vivent en paix ?

 

La paix ne viendra que par les Libyens eux –mêmes. Envoyer en Libye une force armée ne fera qu’aggraver la situation dans ce pays. La solution la plus probable est d’ouvrir le dialogue entre les autochtones et les Arabes, notamment en passant par la voie traditionnelle c’est- à -dire leurs chefs traditionnels. Ce terrain sera palier par les Nation-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine et La France.

 

J’ai bien exposé mon opinion dans mon article « le printemps d’Arabe » du 31/10/2011, que j’ai terminé par un adage en Toubou « Le partage des butins est plus difficile que de faire la guerre ».

 

Fait à ORLÉANS Le 11/12/2017

YOUNOUS CHERIF DJAROUKE

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