Depuis plusieurs mois, le trafic des hommes et femmes en Libye est devenu une monnaie courante. Il faut dire que ces exactions résultent de la migration des enfants de l’Afrique qui évoluent avec les passeurs qui les envoient mourir dans la méditerranée. Les passeurs sont les 1ers responsables de cette ignominie à force de surenchère sur les tarifs de passe. Assez souvent, des hommes et femmes échouent dans une ville ou village par faute de ne pas avoir l’argent nécessaire pour continuer la route. Nos frères et sœurs finissent entre les mains d’autres crapules qui les exploitent dans le travail. Plusieurs d’entre eux ne perçoivent pas de salaires et finissent dans l’exploitation inhumaine d’un esclavage sauvage. Ceux qui se révoltent sont battus et torturés. Puis, sans vergogne, ils sont revendus telles des marchandises à d’autres exploitants. Comment imaginer qu’en ce temps, de tels comportements existent ? Aucune loi, aucune religion, aucune politique ne vient expliquer une telle sauvagerie. Pire, devant cet acte ignoble, est le silence des états africains. Aucune autorité quelconque ne pipe mot, et ne condamne ces dérives. Pourtant parmi les personnes tenues comme esclaves, plusieurs nationalités y sont identifiées. Il a fallu une dénonciation des artistes, de la société civile et des ONG avant que la lumière ne soit portée sur ce cas grave. Les responsables politiques africains devraient avoir honte. Honte de l’inertie qui les caractérise. Si beaucoup de nos jeunes finissent par prendre la route de la migration en fuyant leurs pays, c’est la précarité, le manque d’emploi et les dictatures qui les fait fuir. Chaque migrant pense aller vers un eldorado assez souvent virtuel et pire de conséquence. Nos dictatures sont responsables de cette tragédie dont l’occident s’en trouve complice à cause de leur caution envers ces dictatures.

La Libye est devenue un pays fragmenté où sévissent des milices souvent en contre bande. La venue des migrants est une manne pour la main-d’œuvre de ces groupes qui les exploitent sauvagement.

Maintenant la sensibilisation se met en place et le problème prend une dimension internationale. Gageons de ne pas porter l’index sur le citoyen libyen, qui lui est tout à fait innocent des faits de groupes armés.

Les hiérarchies politiques doivent sans complaisance monter au créneau même s’il faut aller chercher militairement les ressortissants de chaque pays. N’est-ce pas Israël avait fait l’opération d’Entebbe pour aller libérer ses ressortissants pris en otage et bloquer par les Ougandais à l’époque ?

Un esclavage en 2017 ne doit pas continuer…

Tchadanthropus-tribune

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