La Libye, le Niger, le Soudan et le Tchad vont “coordonner les actions” de leurs forces armées pour lutter contre “la criminalité” transnationale dans le Sahel. Les quatre pays “conviennent de la mise en place d’un mécanisme de coopération en matière de sécurisation des frontières et de lutte contre la criminalité transnationale organisée”, selon un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Niamey des ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères de ces pays. Les chefs des armées et les responsables des services de renseignements ont pris part à la réunion. Ces pays ont particulièrement pointé “la zone sud de la Libye devenue un foyer de menaces graves” et “persistantes pour les quatre pays”. Cette zone “sert de base notamment aux “organisations terroristes”, aux “trafiquants de tout genre” et “à des groupes armés hostiles aux pays voisins” en “se livrant au mercenariat et aggravant de ce fait la crise libyenne”.

“Les modalités pratiques” des opérations conjointes seront définies ultérieurement, assure le texte. D’ores et déjà, ces pays ont décidé de “développer des échanges d’informations” et d’élaborer “un accord de coopération judiciaire”.

Un “protocole d’accord” sera signé le 3 mai à N’Djamena, visant au “renforcement” de leur coopération en matière de sécurité et de surveillance de leurs frontières communes.

Régulièrement invoquée par les chefs d’État de la région comme par les pays occidentaux, la coordination des forces de sécurité dans la zone sahélienne est un véritable serpent de mer des discussions, mais elle peine à se mettre en place.

Selon de nombreux experts, le sud de la Libye est devenu l’un des sanctuaires où s’étaient reformées les cellules jihadistes après que les mouvements islamistes armés eurent été délogés du nord du Mali depuis janvier 2013 par une opération militaire franco-africaine.

Tchadanthropus-tribune avec l’AFP

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