Partant du constat que rien ne va plus, et que cette situation perdure depuis vingt-trois ans qu’Idriss DEBY, l’un des pires et mégalomane dictateurs du globe règne en Maître absolu dans notre pays.


Ce dictateur atypique et sans scrupule, avide du pouvoir pour le plaisir de l’exercer à vie, a méthodiquement et consciemment instauré un redoutable système politique, digne d’une organisation mafieuse, lui permettant ainsi d’empêcher toute possibilité à ce qu’aucune personnalité politique, susceptible d’entraîner la masse avec ses idéaux dans son projet politique, ne puisse émerger à l’intérieur du pays.


Raison pour laquelle, le dictateur Idriss DEBY, dans ses cyniques calculs politiques hors normes, en vue de pérenniser son pouvoir à vie a orchestré plusieurs disparitions, enlèvements et assassinats d’opposants politiques, et notamment ceux de dirigeants du M.D.J.T, feu Youssouf TOGOIMI, le 24 septembre 2002, et du P.L.D, Ibni Oumar MAHAMAT SALEH, le 03 février 2008.


Étant donné que la configuration et la situation politiques actuelles de notre pays limitent considérablement notre champ d’action, nous ne pouvons raisonner dans ce cas précis, comme si nous disposons entre nos mains de l’embarras du choix, quant à la solution adéquate à apporter afin de débarrasser notre pays de ce cancer endémique.


Dans l’état actuel de choses, il combe à l’opposition établie à l’extérieur du pays, toutes tendances confondues, de prouver sa capacité à se déterminer sur un projet de restauration d’un véritable processus démocratique, avec bien entendu le concours des organisations internationales, et des pays liés avec le nôtre par des accords de coopération. Il faut privilégier la voie du dialogue sans pour autant exclure l’option de la force si elle s’avère nécessaire. Car, l
usage de la force est tout à fait légitime pour mettre hors détat de nuire un régime dictatorial et sanguinaire.


C’est plus facile d’évoquer les questions qui nous hantent tous, et qui sont liées à des actions pour le bien-être de notre peuple, et ainsi qu’à l’accès à l’éducation, et à la santé pour tous, etc. Cependant, il s’agit dans ce débat d’exposer une vision claire sur l’ensemble des mécanismes tendant à créer un environnement propice à la réalisation du projet énuméré ci-dessus.


C’est ainsi que la théorie de la séparation des pouvoirs qui vise à limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de la souveraineté prend toute sa dimension. Il nous faut indéniablement mettre cette doctrine au
cœur de nos futures institutions, issues de l’expression libre du peuple, pour qu’elles résistent aux caprices des individus.


Parce qu’une élection aussi libre et transparente soit-elle, ne garantit en rien contre les dérives liées à l’exercice du pouvoir. En revanche, il en va différemment lorsque le pays est doté d’institutions solides. Il y a là deux exemples de dérives à citer comme cas d’école: le Bénin sous la présidence du feu Nicéphore SOGLO, dans les années 1990, et tout récemment le Sénégal sous la présidence d’Abdoulaye WADE, durant deux mandats. Tous deux ont été librement et démocratiquement élus, malheureusement une fois parvenus à leurs fins, ils ont très vite oublié leurs idéaux et succombé à l’autoritarisme aveugle et sans limite.


Mahamat Saleh ABDERAHIM DAHAB
 
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