Au Tchad, l’opposition démocratique assure ne plus vouloir accepter de subir les humiliations du gouvernement, alors que des élections présidentielle et législatives sont prévues en 2016. Humiliations qui se sont caractérisées ces deux derniers mois par la convocation à la police de plusieurs chefs de parti sans motif précis.

Samedi 12 septembre, une trentaine de chefs de parti d’opposition ont signé une déclaration commune, indiquant qu’ils ne répondront plus à ce genre de convocation. Une déclaration dans laquelle ils mettent en garde le gouvernement. Depuis quelques semaines, des chefs de parti dont le chef de file de l’opposition  du Tchad ont été convoqués à la police malgré l’immunité parlementaire qui couvre certains d’entre eux. Samedi, une trentaine de partis politiques ont signé une déclaration dans laquelle ils indiquent qu’ils ne vont plus obtempérer à des convocations fantaisistes. « Nous observons que le pouvoir traite avec un mépris caractérisé les principaux acteurs politiques que sont les députés et les chefs des partis politiques, a déclaré Saleh Kebzabo, chef de file de l’opposition. 

En conséquence, les chefs de partis politiques de l’opposition ont décidé de ne plus obtempérer aux convocations intempestives pressantes et non motivées des services de sécurité et de la justice. Ce faisant, ils rendent le gouvernement responsable de ce qu’il adviendrait, si de tels actes devaient se produire. » Les chefs de parti disent qu’il ne s’agit pas de défier les lois de la République, mais qu’il faudra que ces lois s’appliquent dans le respect des règles et non à des fins de règlements de compte politiques en cette période pré-électorale.

RFI

 

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