Les magistrats tchadiens entament à partir de ce lundi une grève sèche et illimitée en protestation contre l’indifférence du gouvernement face à leurs revendications, après déjà deux semaines de grève. 

Les deux syndicats de la magistrature qui ont obtenu un accord de principe du président de transition pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail constatent que rien ne bouge au niveau administratif, malgré deux semaines de grève. Ils décident du coup de passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire, une grève sans service minimum.

« Après deux semaines de cessation de travail, nous sommes restés disposés à tout éventuel appel de la part du gouvernement, parce qu’il est inadmissible que les portes des tribunaux et cours soient fermées pour des raisons aussi simples que ça, explique Bruno Taoka, président du Syndicat autonome des magistrats du Tchad (Syamat), au micro de notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako. Il s’agit des traitements des magistrats qui pourtant n’avaient pas posé de problèmes, lorsque nous avons rencontré le chef de l’État, qui était très clair, il nous a rassurés qu’avec nos maigres moyens, il fera tout pour nous mettre dans de bonnes conditions de travail. »

« Au cours de cet échange, nous nous sommes posés des questions : est-ce du dilatoire ? Est-ce une simple lenteur ou bien est-ce du refus ? À ces interrogations, nous n’avons pas trouvé de réponse, continue Bruno Taoka.  Et nous avons décidé cette fois-ci d’observer un arrêt illimité de travail, et ce, dans toutes les juridictions du pays ».

Tchadanthropus-tribune

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