Samedi 13 avril, début de matinée. Dans le hall d’entrée du palais présidentiel de N’Djamena, baptisé palais Toumaï  («  espoir de vie », en gorane) par l’actuel titulaire des lieux en hommage au plus ancien ancêtre connu de l’humanité – dont le crâne a été découvert dans le désert du Djourab, dans le nord du Tchad –, une petite foule d’invités et de journalistes patiente en attendant l’arrivée du chef. Idriss Youssouf Boy, le directeur du cabinet civil, s’active aux préparatifs, et le général Tahir Erda, massif, taciturne et cinq étoiles au compteur, veille sur la sécurité des lieux.

La canne du chef

En aparté, celui qui dirige la redoutée DGSSIE (Direction générale de service de sécurité des institutions de l’État), garde prétorienne du régime et véritable armée dans l’armée, confie à Jeune Afrique que les trois semaines de campagne électorale qui vont s’ouvrir le lendemain seront placées sous la haute surveillance de son unité tant elles sont classées à haut risque.

De la résurgence de Boko Haram sur les rives du lac Tchad aux énièmes regroupements de rebelles dans le Sud libyen en passant par l’afflux massif de réfugiés soudanais fuyant la guerre civile dans l’Est et par la recrudescence des conflits intercommunautaires dans le Centre, le terrain est, il est vrai, miné, et la paix civile, fragile.

Onze heures. Mahamat Idriss Déby Itno, 40 ans depuis le 4 avril, fait son entrée dans la tenue immaculée qu’il s’est définitivement choisie – le blanc est, dit-il, sa couleur préférée car, comme l’énonce un hadith du Prophète, « Dieu aime les vêtements blancs et il a créé le Paradis blanc ». Sa dizaine de gardes du corps, eux, sont en costume gris, et chacun remarque qu’à l’instar de son défunt père, Idriss, Mahamat porte une canne à pommeau doré, symbole traditionnel du pouvoir depuis la nuit des temps, ce qui lui donne un air d’autorité mais aussi, un peu, l’allure d’un dandy.

Propulsé au pouvoir comme une balle de ping-pong sur un jet d’eau, il a pris de l’épaisseur au fil des épreuves de la gouvernance.

Suit alors une étrange mais instructive conférence de presse au cours de laquelle les six journalistes présents – trois Français et trois Tchadiens –, tous convoqués avec la promesse d’une interview exclusive du président-candidat, auront chacun quinze minutes pour poser leurs questions. Inutile de protester : « C’est vous les demandeurs, mais c’est nous qui fixons les règles, vous n’avez pas le choix », tranche Hassan Bouyebri, le directeur de la communication. À croire que le « fils de », si disponible pour de longs entretiens – notamment avec Jeune Afrique – au cours des deux premières années de la transition, se méfie désormais des médias, au point d’articuler sa communication autour d’éléments de langage savamment cadrés. Le pouvoir change toujours celui qui l’exerce…

Comme Joseph Kabila

Le jeune général timide et introverti, dont le plan de carrière était de décrocher le diplôme de Saint-Cyr puis d’être nommé par son père chef d’état-major, a été propulsé au pouvoir comme une balle de ping-pong sur un jet d’eau dans les circonstances dramatiques que l’on connaît.

Selon ses dires, c’est à l’issue d’une réunion des chefs militaires, dans la nuit du 19 au 20 avril 2021 – réunion dont il est exclu –, que le général Daoud, alors le patron des armées, lui annonce qu’il a été choisi pour succéder au maréchal, mort au combat. « J’ai été spectateur de tout cela », assure l’intéressé à propos des tractations qui ont entouré sa nomination, un narratif qui rappelle celui du Congolais Joseph Kabila, désigné « à l’insu de son plein gré » après l’assassinat de son père.

À l’instar du fils du Mzee, lui aussi a pris de l’épaisseur au fil des épreuves de la gouvernance, passant peu à peu du « être » au « faire » président. Le « nous » des débuts a cédé la place au « je », et la modestie de l’apprenti à l’assurance satisfaite de celui qui, dit-il, a respecté ses « engagements de soldat ». D’ailleurs il n’en doute pas, «  de là où il se trouve aujourd’hui » son père, dont il n’a cessé pendant son enfance et sa jeunesse de rechercher la reconnaissance, est « fier » de lui et de ce qu’il a accompli pendant la transition. La voix a pris de l’assurance ; le regard et le verbe, de la dureté. « Quel défaut n’acceptez-vous pas chez vos proches et vos collaborateurs ? », lui demande Jeune Afrique. Réponse : « La traîtrise. »

Le coup de fil de Macron et de Tshisekedi

À ceux qui lui reprochent de se présenter à l’élection du 6 mai en dépit de sa promesse initiale de se retirer une fois la période de transition achevée, Mahamat Idriss Déby Itno (« MIDI », comme beaucoup le surnomment) répond en substance : « Quelles promesses ? Je n’ai, dit-il, jamais répondu à cette question » ni pris en ce sens d’engagement précis – ce qui est exact, puisqu’il a toujours laissé planer un doute sur cette éventualité avant que les conclusions du Dialogue national inclusif, qui lui en donnent formellement le droit, la transforment en quasi-certitude.

Preuve que l’idée lui trottait dans la tête dès les premières semaines, Mahamat raconte avoir très mal pris l’appel téléphonique conjoint qu’un jour de mai 2021 les présidents français, Emmanuel Macron, et congolais, Félix Tshisekedi, lui ont passé depuis l’Élysée.

Après lui avoir reproché la composition du Comité militaire et la « tribalisation » du commandement de l’armée au profit des Zaghawas, ces derniers lui auraient enjoint de modifier la Charte de la transition afin d’y inclure l’interdiction explicite pour lui-même de se présenter à la future présidentielle – une démarche réitérée à la veille de l’ouverture du dialogue par le département d’État américain, via un émissaire qatari. Réponse de MIDI : «  Je ne vais pas changer la Charte sous la menace ! »

Premier meeting électoral du candidat Mahamat Idriss Déby Itno, sur la place de la Nation, à N’Djamena, le 14 avril 2024. © Journaldutchad.com

La partie émergée de l’iceberg est, elle, nettement plus convenue. À l’en croire, c’est sur l’insistance de quelque 220 partis politiques et d’un millier d’associations de la société civile, qui ont vu en lui « un homme d’action qui tient ses promesses », qu’il se serait laissé convaincre de franchir le pas. « Si j’ai accepté, dit-il, c’est pour ne pas les décevoir…  »

Comment Succès Masra est « revenu à la raison »

« Le fait qu’un président [lui-même] et son Premier ministre [Succès Masra] soient tous deux candidats à la même élection est une première au Tchad et en Afrique ! » Mahamat Idriss Déby Itno est manifestement content de cette incongruité dans laquelle il voit la démonstration de la réussite de sa politique de réconciliation. Mais le gentleman’s agreement, en ce qui le concerne, s’arrête là. Pour lui, Succès Masra, même s’il est, dit-il, « revenu à la raison » après avoir « reconnu ses erreurs » et conclu un pacte de bonne conduite aux termes duquel « tous les candidats [devront] accepter le choix du peuple et le respecter », demeure l’unique responsable de la tragédie du 22 octobre 2022, qu’il qualifie d’ « insurrection planifiée et préparée, provoquée par l’actuel Premier ministre », dont il avait à l’époque refusé la nomination. 

Entre une cinquantaine (selon les autorités) et 300 Tchadiens (selon l’opposition) étaient tombés ce jour-là, à la suite de la répression violente de manifestations organisées, notamment, par Les Transformateurs, le parti de Succès Masra. Un événement que le président qualifie de « douloureux », mais dont il persiste à faire porter l’entièreté de la charge sur celui qui est, au moins jusqu’au 6 mai, à la fois son principal adversaire et son chef de gouvernement. Autant dire que l’on voit assez mal cet improbable tandem prospérer au-delà de l’élection, même si certains subodorent le souhait de Succès Masra, à qui l’on prête bien peu de chances d’emporter le scrutin, de demeurer à son poste au moins jusqu’aux législatives, qui pourraient se tenir en octobre.

Il a écrit son autobiographie, assure-t-il, “pour rendre grâce à Dieu pour les quarante ans de vie qu’il m’a donnés, lui qui m’a créé du néant et a fait de moi ce que je suis”.

Interrogé sur ce point, Mahamat Idriss Déby Itno dément tout « deal » de ce type avec une personnalité que son entourage accuse de « communautarisme » et d’avoir pour unique ambition d’être le leader politique du Sud. Un objectif supposé que prête également au Premier ministre son prédécesseur, Saleh Kebzabo, originaire de la même région que lui et passablement agacé par le ton pour le moins conciliant adopté par l’ancien opposant radical à l’égard du pouvoir : « Lors de sa première interview sur TV Tchad, le 7 janvier, Succès Masra a plus souvent cité le nom du président que moi en quatorze mois de primature. Comment voulez-vous qu’on le prenne au sérieux ? »

Dieu, la famille et lui

Si Mahamat Idriss Déby Itno a accueilli avec faveur la repentance présumée de Succès Masra, ce n’est pas par souci politicien de neutraliser un adversaire, mais par magnanimité religieuse. C’est tout au moins ce qu’il laisse entendre, et peu lui importe qu’on accorde ou non crédit à cette explication. À l’en croire, le Coran qu’il a lu intégralement en 2015 et en l’espace de vingt jours, lors d’une mission de sécurisation dans le Batha pendant laquelle il s’ennuyait ferme, guide depuis chacun de ses actes. Au point d’être la première motivation de son autobiographie, De Bédouin à Président. « Je l’ai écrite, assure-t-il, pour rendre grâce à Dieu pour les quarante ans de vie qu’il m’a donnés, lui qui m’a créé du néant et a fait de moi ce que je suis. »

Ce n’est pas parce qu’un Tchadien est mon oncle ou mon cousin qu’il n’a pas le droit d’avoir une vision différente de la mienne.

Mahamat Idriss Déby Itno Président de la transition tchadienne

Et comme le Livre saint recommande le pardon et qu’il souhaite, dit-il, que « Dieu aussi [le] pardonne », le président tchadien affiche une grande capacité d’indulgence. À l’entendre, il a pardonné à Hinda, sa belle-mère, d’avoir murmuré à l’oreille de son père qu’il préparait un coup d’État ; à son «  frère  » et ami Idriss Youssouf Boy de s’être montré indélicat avec l’argent du pétrole ; au général Mahamat Nour Abdelkerim d’avoir dit pis que pendre à son sujet au président Tshisekedi ; à son oncle Daoussa d’avoir un moment mené une fronde contre lui ; et sans doute s’apprête-t-il à pardonner aussi à son oncle Saleh, qui avait rejoint le camp de son farouche opposant, Yaya Dillo Djerou, mort le 28 février au cours d’un échange de coups de feu avec les forces de sécurité.

Adversaire radical au sein de la communauté zaghawa, à laquelle Mahamat appartient par son père, Yaya Dillo Djerou était aussi son cousin. «  Cela signifie-t-il, lui demande Jeune Afrique, qu’une frange de votre famille s’obstine à ne pas reconnaître votre leadership ? » Réponse habile de l’intéressé : « Pourquoi tout ramener à la famille ? Ça n’est pas parce qu’un Tchadien est mon oncle ou mon cousin qu’il n’a pas le droit d’avoir une vision différente de la mienne. »

Mais pourquoi cette différence s’est-elle soldée dans le sang et dans de troubles circonstances ? Mahamat Idriss Déby Itno affirme qu’il n’est pas opposé à une commission d’enquête internationale sur le décès de celui qu’il appelle « feu Yaya Dillo ». Date et composition inconnues pour l’instant…

France, je t’aime, moi non plus

Lui qui a fréquenté l’école française de N’Djamena jusqu’en classe de 5e, un collège du 15e arrondissement de Paris où il se rendait en métro, un internat catholique de Châtillon-sur-Marne en pleine Champagne et le lycée militaire d’Aix-en-Provence n’a rien contre la France ni contre les Français. Mais il s’en méfie et pense qu’avec ses 1 500 hommes et ses trois emprises tchadiennes, dernière implantation tricolore au Sahel, Paris a désormais davantage besoin de N’Djamena que l’inverse. D’où son exigence d’une coopération « gagnant-gagnant » qui ne soit pas uniquement militaire, et le fait que les compliments appuyés de l’envoyé personnel d’Emmanuel Macron, Jean-Marie Bockel, qui n’a pas hésité à proclamer son « admiration » pour sa gouvernance de la transition, aient glissé sur lui comme de l’eau sur les plumes d’un canard.

Cette méfiance à l’égard de Paris, Mahamat Idriss Déby Itno l’a acquise en février 2008, lors de l’assaut sur N’Djamena des colonnes rebelles venues de l’Est alors qu’il se tenait aux côtés de son père dans le palais présidentiel et que la situation, dit-il, était « désespérée ». Mahamat juge aujourd’hui que la France de Nicolas Sarkozy n’a été d’aucun secours. Pis : tout en proposant au maréchal Déby Itno de l’exfiltrer pour l’envoyer en exil, Paris, assure-t-il, « discutait avec les rebelles et travaillait sur un scénario de régime transitoire », allant jusqu’à refuser aux assiégés de leur livrer les informations recueillies par l’aviation française sur les mouvements des rebelles. « Pour eux, le maréchal était fini », écrit Mahamat dans son opuscule, avant de conclure : « Je n’en veux pas aux Français. Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. »

Seize ans plus tard, et sans verser pour autant dans ce qui est devenu à la fois un lieu commun et une ressource politique en Afrique francophone – à savoir la dénonciation de la présence française sur le continent – , MIDI entretient avec l’ancienne puissance coloniale une relation ambiguë. Ne se sentant aucunement redevable envers Emmanuel Macron d’avoir avalisé son accession au pouvoir, il garde en mémoire les pressions que ce dernier a un moment exercées sur lui afin qu’il ne se présente pas à l’élection présidentielle et entend faire comprendre que la question du maintien ou non de la présence de l’armée française au Tchad n’est pas un sujet tabou. Sa visite à Moscou, à la fin de janvier, au cours de laquelle il a discuté avec Vladimir Poutine des contours d’une coopération notamment militaire, était une sorte d’avertissement.

AES : la « fake news » de Bamako

Est-ce cette visite au maître du Kremlin qui a fait croire un peu vite aux partisans des juntes d’Afrique de l’Ouest que le Tchad s’apprêtait à rejoindre les rangs de l’Alliance des États du Sahel ? Toujours est-il que la tournée d’une délégation ministérielle tchadienne, au début d’avril, dans les trois capitales de l’AES, au cours de laquelle elle a été reçue par les trois chefs d’État putschistes, a donné lieu à toute une série de spéculations en ce sens. Selon « un haut responsable du gouvernement malien » cité par les médias locaux, la délégation tchadienne était porteuse d’une demande d’adhésion à l’Alliance, laquelle aurait été accueillie «  avec enthousiasme » par le colonel Assimi Goïta, imité quelques jours plus tard par son homologue du Niger, Abdourahamane Tiani.

Jeune Afrique a posé la question à Mahamat Idriss Déby Itno, et sa réponse est sans ambiguïté : « Soyons très clairs. Le Tchad est candidat au poste de directeur général de l’Asecna [Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar]. J’ai, dans ce but, envoyé des délégations un peu partout, et notamment dans ces trois pays frères et amis que sont le Mali, le Burkina et le Niger. La mission de ces délégations était de soutenir le candidat du Tchad. Point final. » En d’autres termes : la question de voir le Tchad jouer le quatrième larron au sein d’une Alliance qui projette de battre sa propre monnaie ne se pose pas. Et ce, même si le G5 Sahel, qui n’est plus que le G2 (Tchad et Mauritanie), est, reconnaît-il, « en cours de dissolution ».

Je connais le Tchad mieux que tous mes concurrents. Aucun n’a parcouru ce pays comme je l’ai fait en trois ans.

Quant à ce ciment de l’AES qu’est le fameux rejet antifrançais, lequel existe à N’Djamena comme dans toutes les capitales sahéliennes, le président-candidat estime qu’il faut en rechercher les instigateurs dans les rangs de l’opposition, en particulier au sein des Transformateurs, de Succès Masra, à qui il est arrivé de flirter avec ce sentiment au gré des circonstances. Lui, dit-il, n’a pas besoin du populisme et du néo-souverainisme pour acquérir une base sociale. « Je connais le Tchad mieux qu’eux. Aucun n’a parcouru ce pays comme je l’ai fait en trois ans », dit-il à propos de ses neuf concurrents.

Soudan, au-dessous du volcan

Les quelque 2 millions de réfugiés de guerre installés dans l’est du Tchad depuis le début du conflit entre les généraux Al-Burhane et Dagalo (dit « Hemetti ») sont comme de la lave projetée par un cratère en éruption : leur nombre et leur extrême précarité épuisent des régions entières en même temps qu’ils ravivent les braises des conflits intercommunautaires.

Cette crise, dont il est la victime collatérale, «  ne regarde pas le Tchad », assure Mahamat Idriss Déby Itno, qui ajoute qu’il a reçu chacun des deux protagonistes pour tenter – en vain – de dégager une solution. Faute d’éléments irréfutables étayant les dires de ceux qui l’accusent d’avoir laissé transiter par l’aéroport d’Amdjarass des cargaisons d’armes émiraties destinées au camp Hemetti – accusations qu’il qualifie d’ « archifausses » –, on lui concédera le privilège de la neutralité. Tout au moins matérielle.

Car, quand il se livre à une analyse de la guerre civile et des rapports entre le Soudan et le Tchad, sa vision est nettement moins nuancée. «  Qui a créé les Janjawids ? Qui a mis en place les Forces de soutien rapide ? » demande-t-il, avant de livrer lui-même la réponse : le tandem formé par le général Al-Burhane et l’ex-président Omar el-Béchir. Un Burhane qu’il accuse d’avoir « tenté de fomenter une rébellion au Tchad pendant la période de transition », alors que son rival Hemetti aurait, dit-il, refusé pareil projet malgré l’insistance de l’homme d’affaires tchadien Abakar Manany, ancien ministre d’État et opposant en exil, dont il qualifie les agissements de « trahisons ».

Sûr d’être élu, au point d’assurer s’il en était besoin qu’il respectera la limite des deux quinquennats inscrits dans la Constitution, Mahamat Idriss Déby Itno compte sillonner la plupart des 23 provinces du Tchad et tenir un maximum de meetings sous une chaleur caniculaire, qui, manifestement, ne le dérange pas.

Face aux 18 millions de Tchadiens, dont 35% vivent dans l’extrême pauvreté, avec une espérance de vie de 53 ans – l’une des plus faibles du continent –, il lui faut désormais répondre aux vraies questions, loin des agitations claniques et des préoccupations politiciennes de N’Djamena, qui n’intéressent, dit-il, que les journalistes étrangers. Eau, électricité, santé, éducation, conflits fonciers entre pasteurs et agriculteurs, circulation incontrôlée des armes, cohabitation entre musulmans et chrétiens, explosion du secteur informel… Il a, pour y répondre, un programme de 12 chantiers et de 100 actions concrètes déclinable au cours des cinq prochaines années. La transition est terminée, il va lui falloir, s’il est élu, donner de vrais résultats. Avant de rendre des comptes.

Jeune Afrique

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