La France est opposée à toute présence de mercenaires russes au Mali, où ses forces œuvrent au sein d’une alliance internationale contre le terrorisme. Mais il semble que Bamako poursuit ses négociations avec la société privée russe Wagner en dépit des menaces et mises en garde de la France. Paris à a plusieurs reprises a menacé Bamako de retirer son armée, son aide, et qu’il perdrait également le soutien international, s’il s’entêtait à recevoir sur son territoire des mercenaires russes qui sont accusés de violations des droits humains en Centrafrique.

Pour parvenir à ses fins, la France met en œuvre tous les moyens. Lors d’une récente discussion téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, avec qui le groupe Wagner serait proche, le président Emmanuel Macron a également abordé le dossier des mercenaires au Mali. Le président français a encore plaidé une nouvelle fois contre l’arrivée des mercenaires russes au Mali, un scénario qui selon lui, serait accompagné de graves conséquences.

Recentrer l’action de la France

Le vendredi 12 novembres, Emmanuel Macron avait également reçu à l’Élysée ses homologues burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, le nigérien Mohamed Bazoum et le président du Conseil militaire de transition du TchadMahamat Idriss Déby Itno pour discuter de « la transformation » du dispositif militaire français au Sahel en absence du Mali. D’après l’Élysée, les quatre dirigeants avaient « fait un point d’étape sur la transformation en cours du dispositif militaire français au Sahel », dont l’objectif est de « recentrer l’action de la France sur la lutte contre le terrorisme et le soutien aux armées nationales ».

Le Tchad contre toute ingérence extérieure

Quelques jours après cette rencontre, nous apprenons que le président en exercice du G5 Sahel, le chef de la transition tchadienne, dont le pays demeure un allié fidèle de la France, se rendra à Bamako en ce mois-ci, pour une mission de médiation officieuse dont la visée est de dissuader la junte malienne et son chef Assimi Goïta de nouer tout partenariat avec le groupe Wagner. Une mission qui s’aligne parfaitement dans la visée de la France. Si cette mission semble avoir été commanditée par la France, le Tchad avait déjà martelé son opposition à toute « ingérence extérieure » dans la crise malienne, pointant du doigt « la société russe Wagner ».

En dehors, de la présence des mercenaires russes sur le continent, à laquelle la France, les États-Unis, et la CEDEAO sont opposés, Paris fait également face une haine qui est nourrie contre ses soldats dans le Sahel principalement au Mali et au Burkina-Faso. Dans certains cas comme celui Mali, on a par ailleurs l’impression, que les dirigeants cèdent à la pression de la masse populaire qui parfois, ne comprend pas grand-chose de la politique.

La Nouvelle tribune  

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