Selon nos sources, il y a eu deux (2) morts au lycée Gazotor. Les corps ont été vite récupérés par les forces de police. La grève est reconduite de plus belle. Les enseignants et les chercheurs ont décidé de faire la grève illimitée. Les élèves des lycées publics et privés ont décidé d’être solidaires avec le corps enseignant. Vers Moursal, Chagoua et Walia, plusieurs voitures immatriculées AP (administration publique) ont été caillassées par les manifestants. L’ancien 1er ministre Pahimi Kalzeubet a eu la vie sauve en accélérant les pédales pour se réfugier dans l’enceinte d’un commissariat. Le ministre du plan a fui vers Koundoul. Sa voiture ne peut pas revenir par le même itinéraire.

 

Beaucoup de blessés à la matraque et à l’eau chaude sont identifiés. Les policiers ont décidé de charger avec les chiens.

Les villes d’Abéché, de Sarh, de Moundou, et de Bol ont décidé de manifester avec N’Djamena. Du coup, les commerçants ont décidé de ne plus importer des marchandises de l’extérieur à cause de la hausse des tarifs douaniers.

Lors d’une confrontation entre Ibedou, les syndicats et le ministre des Finances, le secrétaire de la CTDDH aurait claqué la porte pour marquer son désaccord. Il s’est adressé au ministre des Finances Abdoulaye Sabre en ces termes “ Tu es venu après les faits et tu es né après la guerre. Tu ne connais rien des souffrances du peuple. Je connais le nombre de tes villas, et là où tu déjeunes chaque jour “.

Un général de police (contrôleur – Alhadi Mahamat Idriss) aurait été assassiné. Il serait le petit frère d’un chef de canton près de Iriba dans le Wadi-Fira. C’est un assassinat de nature criminel, à cause d’un problème de terrain, rien à voir avec les manifestations de ces derniers jours. Il sera inhumé ce mardi 30 janvier 2018 au grand cimetière de Lamadji.

 

Par contre, l’un de deux étudiants tués lors de manifestation, son corps a été déposé devant le domicile du ministre de la Sécurité Ahamat Bachir.

La manifestation gagne du terrain, presque toutes les villes du pays ont décidé de suivre les manifestants au moment où la télévision tchadienne annonce que toute manifestation est interdite par arrêté ministériel. Dans le même créneau Abdelbassit Mahamat Ali Acyl, Yina Ngolo Goudjina, Hassan Mbaffé, Nadjita Namlengar, Djérabé Emmanuel, Mbairessem Mbélemgoto, et Ahamat Hassaballah ont été déférés à la maison d’arrêt. On leur reproche à une participation à un attroupement non armée. Prochaine audience est pour le vendredi 9 février 2018. Parmi les personnes arrêtées figurent des membres de la CTDDH.

 

Sur les ondes de RFI (radio France internationale), le syndicat des travailleurs met en garde le gouvernement Pahimi, que s’il ne décide pas de revoir sa copie, la grève atteindra même les hôpitaux où un service minimum est observé. Cette fois-ci ce sera une grève sèche et illimitée même dans les hôpitaux, sachant la grève est totalement suivie partout dans l’ensemble du pays.

 

Tchadanthropus-tribune

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