TITRE

HALTE AUX INGERENCES FRANCAISES AU TCHAD

ORGANISATION
Plate-forme des Tchadiens de la Diaspora
OBJECTIF: Appel à la Solidarité Mondiale des Peuples pour la Libération du Peuple Tchadien du joug Néocolonial Français
TERMES CLES
Dévolution monarchique du pouvoir, Criminalité, Répressions, Violation des Droits de l’Homme, Coup d’Etat, Assassinats, Tortures, Guerre, Conflits, Discrimination, Corruption, détention arbitraire, …
DESTINATAIRES
Secrétariat Général des Nations-Unies, Commission Européenne, Parlement Européen, Conseil de l’Europe, Commission de l’Union Africaine, Commission de la CEEAC, Commission de la CEDEAO, Commission Africaine des Droits de l’Homme, Parlement Français, Senat Français, les Groupes Politiques de France, Parlement Allemand, Parlement Italien, Parlement Espagnol.
CONTACTS
tchadcitoyen2020@gmail.com
Facebook : Actions-Citoyennes-pour-le-Tchad France : Diaspora Tchadienne de France : +33695093132 / +33769406589 Suisse : Utopie Nord-Sud : +41 79 751 07 63 Amérique : Ras-le-Bol Citoyen : +1 (740) 274-2314
Le règne particulièrement meurtrier des dirigeants tchadiens depuis les indépendances ont au fil du temps conduit le peuple tchadien à s’organiser de manière pacifique ou armée pour protester ou se protéger. Bafoués, humiliés, abusés, torturés, violés, tués ou portés disparus par des dirigeants jamais désavoués ou adoubés pour la simple raison qu’ils servent les intérêts français, les tchadiens ont choisi de résister. Dans cette lutte, ils tombent par milliers sous de balles tirées directement par des officiers français qui estiment que nos dirigeants ne tuent pas assez ou tuent mal ! 1996, 1997, 2001, 2006, 2008, 2016, 2019, 2021 les tchadiens ont, à chaque action, essuyé des tirs français. Quand la France déclare qu’elle ne prendra pas part aux hostilités ça veut dire qu’elle se contentera de survoler les positions de la résistance, intercepter les communications, surveiller leurs mouvements, évaluer leurs positions, les cartographier et mettre toutes ces informations à la disposition de l’armée gouvernementale. Cette politique a coûté la vie aux milliers de tchadiens. Les démocrates et autres activistes des droits de l’homme ne sont pas épargnés, à l’image d’Ibni Oumar Mahamat Saleh dont la disparition n’est jusque-là pas élucidée. C’est pourquoi nous tchadiens de la diaspora et de différentes organisations exprimons notre rejet de cette politique meurtrière.
Les actions au-delà du présent sont nombreuses. Beaucoup de déclarations, des appels aux mobilisations, des messages de condamnation… Depuis plus d’une semaine notre Sœur Désirée Cogordan, épouse de français résidant en Angleterre est en grève de faim. Nous voyons son état physique se dégrader au jour le jour. Tout ça contre la politique française qui aurait pu être meilleure.
De ce qui précède, nous demandons :
1. La publication de tous les accords de coopération qui lient la France et le Tchad.
2. La relecture de tous les faits d’ingérence de la France dans les actions criminelles au
Tchad pour établir les responsabilités et dédommager au moins les victimes directes.
3. En raison du rôle pernicieux et flou des militaires des différentes opérations, de réviser
les missions de ces présences et neutraliser leurs impacts sur le contexte politique
tchadien.
4. La coopération en égale souveraineté avec la France, sur des bases saines,
transparentes et de peuple à peuple et non de dirigeants Français à Dirigeants
Tchadiens souvent minoritaires, illégitimes et criminels contre le peuple…
5. Rendre la relation franco-tchadienne saine et propice à la paix et au développement
économique.
La France est le pays de nationalité de beaucoup de personnes d’origine tchadienne. Elle est le pays d’accueil, d’étude, de bourse… de refuge des milliers de tchadiens. Cette masse humaine est inquiète des conséquences de la politique violente de la France contre le peuple tchadien et appelle à un changement radical qui clarifiera et positivera le rôle de la France au Tchad.
Appel, Au peuple du monde épris des valeurs de la démocratie et du respect des droits de l’Homme, Au peuple français qui souhaite être en paix avec d’autres peuples du monde,
Le peuple tchadien en appelle à votre sens de solidarité pour contrer la politique meurtrière de la France au Tchad. Systématiquement en appui aux minorités dirigeantes avec ses moyens militaire des différentes opérations de Bison 1969 à Barkhane 2014 (en cours), pour réprimer le peuple, la France a échoué à laisser éclore un état de droit respectueux de droits de l’Homme au Tchad. Nous n’en pouvons plus, nous n’en voulons plus. Notre objectif est de faire du Tchad un pays paisible pour son peuple afin d’arrêter d’exposer la jeunesse à l’exil et à la migration mondiale involontaire.
Le Tchad et la France entretiennent depuis 1900 des relations amicales particulièrement meurtrières pour le peuple tchadien. La France a pris pieds militairement au Tchad à travers le Protectorat signé avec Mbang Gaourang, sultan du Baguirmi en 1897. Sur la base de ce Protectorat, la France a mené la guerre dans l’esprit du Traité de Berlin partageant l’Afrique entre puissance pour détruire tous les pouvoirs et Etats constitués du Tchad précolonial. Les guerres de déstructuration et de reddition de nos Empires du Kanem – Bornou et du Royaume du Ouaddai par la France au Tchad de 1897 à 1900 suivis des conscriptions de nos aïeux en 1914 et 1940 nous ont coûté des millions d’âmes. Pourtant, c’est au péril de leur vie que nos parents ont juré à Koufra en 1940 de ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore (de France) flottera sur la cathédrale de Strasbourg, – ce qu’il est convenu d’appeler le Serment de Koufra. C’est donc depuis plus d’un siècle que dans la relation tchado-française il se joue un drame humain.
Devenu république autonome le 28 novembre 1958, puis Etat indépendant le 11 août 1960, le Tchad peine à rompre avec le cycle meurtrier de son amitié avec la France. C’est la France qui y fait et défait les chefs d’Etat. Elle leur est complice pour brimer et réprimer le peuple tchadien. Cette relation maléfique nous lègue un Etat violent, barbare déliquescent… incapable de son développement en dépit de l’abondance de ses ressources naturelles. Les images parlent d’elles-mêmes. Comme un seul homme, les tchadiens de l’intérieur et de la diaspora se lèvent aujourd’hui pour demander à la France de respecter les principes de l’indépendance et de permettre l’éclosion au Tchad d’un Etat de droit respectueux des droits l’Homme.
1. La France fait et défait les Chefs d’Etat au Tchad François Tombalbaye, Premier Président de la République prenant le peuple tchadien à témoin a dit à Doba en 1973 à l’occasion de la signature du contrat d’exploitation du pétrole tchadien avec la firme américaine CONOCO « Je viens de signer mon arrêt de mort ». Deux ans plus tard il est tué le 13 avril 1975. L’aide des troupes françaises présentes au Tchad depuis 1968 lui est refusée. (Opération Bison avec 2 000 hommes, 1968 – 1972 Dirigée par le Colonel Gagnaud spécialiste en contre-insurrection, officiellement pour mater les insurgés du FROLINAT).
Général Félix Malloum. Prend le pouvoir suite coup d’Etat militaire du 13 février 1975 adoubé par le Français Gourvenec qui laisse assassiner Tombalbaye. Malloum dévient Président du Conseil supérieur militaire (CSM) puis Chef de l’Etat quelques mois plus tard. Il s’exila en 1979 au Nigeria. Le 31 mai 2002, il a regagné le pays et est décédé le 12 juin 2009. Malloum connait son sort sous le regard de l’Opération Tacaud (1978 – 1980) qui, loin de le protéger accompagne Hissein Habré à le remplacer.
Goukouni Oueddei. En Août 1979, il devient par consensus (Accord de Lagos-Nigeria) Président du gouvernement d’union nationale du Tchad (GUNT) jusqu’en juin 1982. Il lui est reproché par la France sa proximité avec la Libye. Il fut renversé par les forces armées du Nord (FAN) de M. Hissène Habré qui a bénéficié du soutien franco-américain. Il s’est exilé en Libye puis en Algérie et en France, avant de décider de regagner le pays en Août 2009 après 22 ans d’exil.
Hissène Habré. En juin 1982, il reprend le pouvoir par la force et devient Président de la République du Tchad aidé par France malgré son rôle comme auteur de l’affaire Claustre (Kidnappée le 21 avril 1974 – libérée en 1977) et l’assassinat du Commandant Galopin. Il est renversé le 1er décembre 1990 par un mouvement armé dirigé par son ancien conseiller à la sécurité Idriss Déby Itno. Il se réfugie au Sénégal qui lui accorde le droit d’asile avant d’être rattrapé par la justice. Le 30 mai 2017, « Hissène Habré a été condamné à la prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité et torture, notamment pour viols et esclavage sexuel, ainsi que pour crimes de guerre, par les Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises ». Hissein Habré connait deux opérations l’une pour renforcer son pouvoir (Opération Manta 1983 – 1984) et l’autre pour faciliter sa chute du pouvoir (Opération Epervier 1986 – 2014).
Idriss Deby : il a participé au mouvement de rébellion de 1980 à 1984 contre Goukouni
Page -4- Oueddei. Se trouvant en désaccord avec le nouveau pouvoir, il part en exil à partir de 1989 et crée en 1990 le Mouvement patriotique du salut (MPS). La même année, ses forces avec l’aide de la France, s’emparent de N’Djamena et chassent Habré du pouvoir, dont il s’empare le 4 décembre. Il est officiellement élu en 1996, 2001, 2006, 2011 avec 88 % des voix, 2016 et 2021 avec 79,32%. Il déclare devant les médias internationaux que c’est la France qui lui a forcé la main pour rester au pouvoir en faisant modifier la constitution en 2006. Par deux fois au moins il est sauvé de la prise de pouvoir par les rebelles Tchadiens grâce à des interventions directes de l’Armée française. Il décède le jour des résultats officiels des élections présidentielles contestées par l’opposition. Depuis le 1 er août 2014 l’opération Barkhane a remplacé les opérations Sangaris, Épervier et Serval.
Mahamat Idriss Deby : Fils du défunt Président Deby, 37 ans, Président du Conseil Militaire de Transition adoubé et reconnu en premier lieu par la France qui dans une logique paternaliste et de guerre déclare le 23/04/2021 aux funérailles d’Idriss Deby : « La France ne laissera jamais personne menacer la stabilité et l’intégrité du Tchad, ni aujourd’hui ni demain. » Emmanuel Macron. Fort de ce soutien, deux jours plus tard les nouvelles autorités sous la commande du fils invitent à la guerre, les insurgés qui, pourtant, se sont montrés favorables au dialogue et au cessez le feu. Il fait massacrer par l’Armée sous ses commandes, des populations civiles faisant environ 17 morts, plus de 84 blessés et des centaines d’arrestations.
Chacun de ces chefs d’Etat a bénéficié de l’aide de la France soit pour s’emparer du pouvoir, soit pour réprimer dans l’ordre interne toute voie dissidente. Il est tué comme Tombalbaye et Deby ou viré du pouvoir comme Malloum, Goukouni et Habré quand il se montre indépendant, au service du peuple ou distant des intérêts français. Hissein Habré a fait face à la justice pour sa gestion. Il s’en est découvert des horreurs accomplies avec la complicité de la France, mais seul lui est responsable !
En 30 ans de règne, Idriss Deby en se montrant parfait garant des intérêts français englué jusqu’aux essieux dans toutes les barbouzeries de la France-Afrique a joui de la protection et du mutisme criminel de la France. Il participe à la déstabilisation des pays de la sous-région comme la République centrafricaine. Il fournit hommes et matériels pour les opérations au Sahel, offre le désert pour les exercices militaires, accueilli après l’opération Epervier la base militaire Barkhane avec un effectif de plus de 6 000 hommes…
2. Complicité de crimes
Page -5- Ceux de nos Chefs d’Etats qui ont servi le mieux les intérêts Français ont souvent en contrepartie un blanc-seing pour mater dans l’ordre interne toutes les voies discordantes. Depuis les indépendances et même bien avant, l’appareil d’Etat au Tchad est un instrument de répression permanente. Les hommes du pouvoir génèrent des violences ambiantes et n’obéissent qu’à la France qui, elle, ferme oreilles et yeux sur la souffrance du peuple. Une bénédiction qui leur permet de :
– Torturer : sévices corporels à toutes les personnes arrêtées pour les marches pacifiques, ou manifestation politiques, les délits d’opinion, délits de presse. Mais la torture c’est aussi sur tous ceux qui souhaitent honnêtement travailler. C’est le cas récent de l’esclavage orchestré par la fille d’Idriss Deby en pleine capitale française.
– Tuer : Si jusqu’en 1990 les plus mémorables sont les assassinats de Dr Outel Bono en 1973 à Paris, François Tombalbaye en 1975, les massacres de septembre noir dans le sud du Tchad en 1984, sous Idriss Deby le peuple se souviendra des noms comme Me Béhidi, Guet, Maldom, Digui, Koty, Bardé, Kété, Togoïmi, Dasser, les 6 Haggar, Betchi, Houno, Nomaye, Ibni Oumar, Soubouri (Mère de yaya Dillo), Wantamo, Wilba… les 17 du 27 avril, tous tués sous nos yeux. Ils sont incomptables à avoir perdu la vie de fait d’arme pour rébellion, famines, conflits intercommunautaires et autres crimes crapuleux arbitraires. Violer : Les cas de viol sont nombreux. Le choc psychologique doublé des menaces sur les victimes font que très peu en parlent. En sont coupables les Chefs d’Etats, leurs enfants et hommes de rang. L’emblématique affaire Zouhoura violée par 8 enfants des pontes du régime restés impuni après un simulacre de procès hante encore les esprits. Des cas comme ceux-là sont nombreux, mais tus en mépris aux victimes et par peur de représailles. Réprimer sans mesure la société civile qui ose les manifestations pacifiques : prévus par toutes les constitutions depuis les indépendances, les droits de manifester ne sont ni acceptés ni permis. Toute tentative est violemment réprimée depuis 1990. Avant sous Habré il n’y avait même pas d’essai. Aujourd’hui, les forces de sécurité répriment dans le sang toute initiative visant à exprimer la contestation populaire. L’exemple est là avec la marche du 27 avril 2021. Faire Disparaitre : Outre l’emblématique cas de l’opposant Ibni Oumar, le Gouvernement du Tchad est coupable de nombreuses disparitions forcées sur lesquelles la France est muette. (Voir le plaidoyer d’Amnesty Internationale AFR
Page -6- 20/005/2008 concernant 22 cas)
3. Paternalisme, humiliation des tchadiens et négation de l’état de droit
Parlant du Tchad, les autorités Françaises successives ont fait des déclarations publiques humiliantes et dégradantes pour les dirigeants et le peuple tchadien. Citons :
– Le Président Jacques Chirac : « le Tchad est un territoire entouré par des Etats, sur lequel règne un chef de guerre ». Ou encore quand il dit « La démocratie est un luxe pour les Africains »
– Le Président Nicolas Sarkozy : Après avoir dit que « le drame de l’Afrique c’est que l’Homme Africain n’est pas assez entré dans l’histoire », méprise l’ordre public tchadien à l’occasion de l’affaire Arche de Zoé. Pour des français impliqués dans le trafic d’enfant, Sarkozy les soustrait à la justice en ces termes « j’irai les chercher … quoiqu’ils aient fait ». Sur fond d’offensive militaire rebelle, il réussira à les soustraire à la justice tchadienne. Un Général de l’Etat-major des Opérations militaire parlant du Président Deby a dit : « c’est un sale type, mais qui est efficace sur le terrain ». Aux funérailles du Président Idriss Deby, voilà ce qu’a déclaré, avec un paternalisme infantilisant le Président Emmanuel Macron, « La France ne laissera jamais personne menacer la stabilité et l’intégrité du Tchad, ni aujourd’hui ni demain ». Ce qui est en outre ni plus ni moins qu’une licence accordée à la CMT pour violer allègrement l’ordre constitutionnel. Rappelons que lorsque le Président Russe Vladimir Poutine a dit la même chose au Président Macron, sa réponse a été « la France est capable de se défendre seule ». Comment le pourvoyeur africain de services de sécurité qu’est le Tchad ne serait pas capable de se défendre seul ? En conséquence, galvanisé par l’affirmation publique de la protection française, la junte militaire qui a succédé au Président Deby entre dans une logique guerrière en rejetant la volonté de l’opposition armée de s’inscrire dans le Dialogue Inclusif en préparation et en réprimant dans le sang les manifestations pacifiques.
Autant de déclarations publiques qui dénient au Tchad toute souveraineté et fait du Président tchadien un simple garçon de course de la France et non l’incarnation de la nation. En pratique, la France, soit donne les moyens pour tuer, soit elle tue directement au moyen de ses avions de guerre et drones stationnés au Tchad. Des
Page -7- tirs particulièrement meurtriers que les officiers français qualifient souvent de « coups de semonce ».
Ce rapport dominant – dominé va loin pour englober des situations floues et injustes comme :
– L’utilisation à titre gratuit de plusieurs domaines comme la base militaire Adji Kossey et tous les espaces occupés par les activités militaires,
– Exploration et conservation/confiscation des indices des découvertes minières (l’Uranium et le Tungstène du Tchad) par le Bureau des Recherches Géologiques et Minéralogiques et le CNRS.
– L’imposition par la France de la Mission de l’EUFOR en 2008 et sa substitution ensuite par la MINURCAT. Tout cela tenant les officiers et Gouvernement tchadien au méprisable rôle de spectateur.
– Le rôle de la France dans les accords de Doha de 2009 où pour des questions de hautes diplomaties avec le voisin soudanais c’est encore la France qui était au-devant.
– Le sauvetage de Deby par le bombardement par des mirages français des forces rebelles de l’UFR /UFDD (Février 2019)
– L’instrumentalisation de l’Affaire HABRE et l’ignorance du rôle réel d’Idriss Deby dans les massacres
– Révélations des Panama Papers qui laissent la France muette sur le détournement de 18 Milliards de $ US par la famille d’Idriss Deby.
– Les récentes révélations d’Idriss Deby sur le Constitutionnaliste français dont il ne connait même pas le nom qui est venu au Tchad orchestrer les modifications de constitution et l’obliger à être Président,
4. Conséquence pour le peuple tchadien
De cette attitude méprisante et inhibant de la France découlent la plupart des maux du Tchad qui sont, entre autres :
– Insécurité généralisée : soumis à la brutalité policière quotidienne et aux harcèlements des services secrets, le peuple tchadien vit dans l’angoisse perpétuelle.
– Perte d’espoir de la jeunesse : les jeunes perdent espoir et émigrent en masse vers l’étranger ou rejoignent les groupes politico-militaires. Ceux qui ne peuvent pas partir ont pris conscience que la France politique est l’ennemi du peuple tchadien.
Page -8- – Rebellions armée, Djihâdisme ou dérives sectaires avec le Groupe Boko Haram… qui prospèrent auprès de la jeunesse désespérée et désœuvrée,
– L’état de droit et les droits de l’homme ne sont pas respectés : les serviteurs de la France se sont accaparés l’appareil d’Etat et l’utilisent pour réprimer la population.
– Recul sur le plan du développement : dernier au classement mondial de l’indice du développement humain et souvent classé parmi les pays les plus corrompus au monde, le Tchad sert à sa population des éducations de mauvaise qualité et dans de mauvaises conditions, de mauvais systèmes de soin aux moyens des centre de santé sous équipés, de mauvaises voies de communication, un mauvais approvisionnement en électricité (09%), en internet (05%)… des habitats rudimentaires soumis à de rudes épreuves des inondations, Une administration publique corrompue, clientéliste, minée par un grand effectif d’illettrés et incapable de répondre efficacement aux exigences des services publiques de qualité… tous les tchadiens qui se sont fait un acte de naissance, une carte d’identité ou un passeport ressassent les souvenirs de rudes épreuves de corruption. Le délabrement des infrastructures : beaucoup de bâtiments et installations électriques datent de la colonisation, le réseau routier se montre délabré, moins de 20 km nord comme sud de la capitale sur plus de 400km ! partout ailleurs le bitume est simplement absent et en saison pluvieuse les villes sont coupées les unes des autres…
5. Nous ne voulons plus de la France meurtrière !
Le peuple tchadien est aujourd’hui vent debout pour refuser et dénoncer ces officines opaques entre la France et les dirigeants tchadiens. Le spectre du génocide rwandais plane sur le Tchad du fait la prise de position de la France contre le peuple tchadien.
Au Tchad, la Société Civile, les Syndicats, les Associations de défense de Droits de l’Homme, les autorités religieuses, les Partis Politiques, les Groupes de Femmes… se lèvent pour dire Non et identifient la France comme le malfaiteur principal.
Dans la Diaspora, les mobilisations et les actions sont de plus en plus nombreuses. Dénonciations, plaidoyers, manifestations se suivent pour dire que la France est du mauvais côté de l’Histoire. L’indignation est générale et insupportable. Cette situation a conduit Désirée Cogordan, une tchadienne mariée à un français et vivant à Londres, à entamer une sévère grève de la faim depuis plus d’une semaine pour protester contre cette ingérence française et le choix de la France de se placer du mauvais côté de l’Histoire.
Page -9- De ce qui précède, nous tchadiens, épris de paix et des valeurs de la démocratie et des droits de l’Homme, engagés aujourd’hui dans la lutte contre la France pour notre autodétermination demandons par le présent manifeste le soutien des peuples et nations libres de ce monde.
Dès lors nous demandons :
1. La publication de tous les accords de coopération qui lient la France et le Tchad.
2. La relecture de tous les faits d’ingérence de la France dans les actions criminelles au Tchad pour établir les responsabilités et dédommager au moins les victimes directes.
3. En raison du rôle pernicieux et flou des militaires français des différentes opérations, de réviser les missions de ces présences et neutraliser leurs impacts sur le contexte politique tchadien.
4. La coopération en égale souveraineté avec la France. Sur des bases saines transparentes et de peuple à peuple et non de dirigeants Français à Dirigeants Tchadiens souvent minoritaires, illégitimes et criminels contre le peuple…
5. Rendre la relation franco-tchadienne saine et propice à la paix et au développement économique.
C’est à ce prix et ce prix seulement que les tchadiens peuvent reconquérir leur souveraineté, se réconcilier et bâtir un réel état de droit, respectueux des droits de l’homme comme partout ailleurs dans le monde, sans la France en arrière-plan.

Tchadanthropus-tribune

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