Avoir des généraux de l’armée comme bouclier ne sert point, surtout quand on est assez souvent dans le faux, le mensonge et le déni.

La décision de la HAMA lundi dernier contre le journal ABBA Garde et son directeur de publication Avenir de la Tchiré démontre que le mensonge rattrape toujours celui qui l’initie. Et ce dernier, à force de faire des coups bas, d’aller cafter sur ses confrères auprès des autorités pour se faire une place, dénigrer avec arrogance les autres en leur collant des étiquettes et en faire des brevets, se retrouve cueilli dans son propre jeu.

La décision rendu public ce lundi 08 juin 2020 et signé par Dieudonné Djonabaye, le président de la HAMA, à qui Avenir de la Tchiré avait menacé de tout dévoilé si une sanction tombait contre lui, justifie ces sanctions par l’Article 10 de la loi 32 portant ratification de l’ordonnance 16 du 31 mai 2018 portant attribution, organisation et fonctionnement. Bendjo alias Djonabaye Dieudonné n’a fait qu’appliquer la loi qui a été à maintes reprises répétée à Avenir lors des précédents dérapages.

Cette décision fait suite à la publication d’un article par le trimestriel Abba Garde intitulée ”Deal politique-est-il authentique ? Illustré par un protocole d’accord de ralliement du député Yombombé Théophile au MPS. 

Deux plaintes ont été déposées à la HAMA. L’une par le Secrétaire général adjoint chargé de la communication porte-parole du MPS et l’autre par le député Yombombé Théophile.

La première plainte accuse le Directeur de publication de ABBA Garde d’avoir fait du faux, usage de faux et diffamation dans l’article incriminé tendant à nuire à l’image du MPS. Le député Yombombé Théophile accuse quant à lui le directeur de publication du journal Abba Garde de plusieurs griefs ” usurpation d’identité, faux et usage de faux, vol d’image, trafic de signature et diffamation ”.

Hormis ces accusations, plusieurs voies ont levé des protestations contre les articles de ce journal, évoquant des trafics d’influences et escroquerie. Tout ce monde serait approché avant un article vrai ou fantaisiste. Il faut que la cible verse un montant défini, dans le cas contraire le journal vous jette aux gémonies, laissant l’ironie vous éclabousser.

Le fonctionnaire Houlé Djonkamla du ministère de l’Économie ne dit pas le contraire. Comme pour les autres personnes, lui aussi a été approché, chanté, avant qu’il ne soit éclaboussé dans de fausses révélations. Toutes les accusations faites sur Houlé Djonkamla par ce journal se sont avérées fausses.  

Évoquant certaines sources, les frères Brahim Hissein Bourma et Azène Hissein Bourma, Izzédine Moussa, Brahim Sougui Mahamat, Doubragne Issa, Madjidian Padja Ruth, Aziz Mahamat Saleh, Hassan Sylla Bakari, Saleh Abdel Aziz Damane, Abderaman Moctar Mahamat, Kolotou Tchaïmi, Mahamat Nasser Hassan, Abdel Rahim Djalal, Mahamat Oumar Kessou, la liste est longue. Tout ce monde ne se gêne pas pour l’accuser de publications des fausses nouvelles, chantage et extorsion de fonds.

Ils sont nombreux ceux qui ont été les victimes du journal Abba Garde, et à chaque fois à ce qu’il parait c’est le parrain Djiddi Salaye (Général et ex-DG de l’ANS), ou Taher Erda (Général et ex-DG de la police, ex-CEMGA de l’armée) entre autres qui viennent à la rescousse. D’ailleurs c’est au moment où Djiddi était DG de l’ANS que des confrères avaient divulgués la liste d’émargement à l’ANS où son nom et celui d’un autre confrère sont sortis. Lui-même ne nie pas que c’est par l’entremise de deux généraux qu’il a rencontré Idriss Déby. Quel est le but de cette audience ? Quel est le deal établi ? Si plusieurs des confrères sérieux à N’Djamena ont pris leur distance, ce n’est pas pour rien.  

Quand notre rédaction à l’époque lui a posé la question, Dieu seul sait ce qu’il avait divulgué comme accusation à l’envers de certains confrères comme faisant partie des services. Ironie de sort, nous voyons le nom de quelques-uns présent lors de sa conférence de presse de ce mardi 09 juin 2020 pour protester contre la suspension de son journal, soit… Se retrouver avec 4 copains, meublés des membres de sa rédaction démontre le niveau de soutien que se font les confrères de cet “homme “.

Avenir n’est pas défendable, ceux qui ont collaboré avec lui à un certain seuil le savent. Ils sont nombreux ceux qui ont travaillé avec lui et qui se sont séparé de lui avec fracas. À chaque fois c’est le caractère non sérieux qui ressort. 

N’Djamena n’a pas des murs et les nouvelles sortent. Son nom est au centre des fiches envoyées à la présidence au MSGP Payimi Kalzebeut, au directeur du cabinet civil Abdoulaye Sabre et au conseiller Me Philippe Ousseini. Un journaliste qui fait des fiches aux responsables d’État, la question reste posée. Quand il est interrogé, il se calfeutre derrière le fait que les gens sont jaloux de sa situation sociale, de son gombo comme il l’affirme. 

Chaque fois que l’occasion est permise des confrères à N’Djamena se trouvent au centre des problèmes par sa faute. Dans l’affaire concernant le confrère Martin Inoua Doulguet du journal Salam info, l’attitude d’Avenir froisse le ridicule, car, pour nuire à ce dernier il va jusqu’à le diffamer auprès de RSF (Reporter sans frontière) celui qui fut son directeur de rédaction pendant longtemps, comme quoi celui-ci n’est pas un journaliste, que c’est un usurpateur. Que dire d’un manque de logique dans une démarche à vouloir démolir qui surement ne peut aboutir ! Mieux, c’est nanti de ses attributs que le journal Salam Info fut mis en place. 

Allez savoir sur une personne qui se vante même d’avoir invité quelqu’un à prendre avec lui une bière. La narration qu’il avait faite sur l’épouse d’un jeune confrère dépasse l’entendement. Est-ce parce qu’on a un problème avec quelqu’un qu’on s’attaque à sa femme, la traitant de tous les quolibets ?

On ne peut toujours courir sur le toit, les limites sont connues. À force de se croire intouchable, il a fini par se bruler les ailes. Ce lundi 08 juin 2020, Djonabaye Dieudonné n’a pas tremblé, lui qui a longtemps été son soutien a fini par appliquer la loi.

La HAMA a pris la décision sans aucune ambigüité d’interdire à Avenir de la Tchiré d’exercer le métier de journaliste pendant 12 mois. Non plus son journal est interdit de paraitre pendant 12 mois. La sanction est certes lourde, mais elle est à l’image de ce qu’est ce journal. La seule fenêtre qui lui reste est d’aller ameuter ses complices au palais de justice pour qu’il obtienne une issue.

La HAMA affirme que sa décision est notifiée au journal. Elle entre en vigueur dès sa publication à travers les canaux usuels. 

À chaque fois qu’un confrère subit l’arbitraire au Tchad, nous nous organisons avec tous les médias en ligne pour le défendre. Il y a de nombreux exemples à citer, et plusieurs confrères ont su nous remercier pour nos prises de position. Mais dans le cas d’espèce il n’y a rien à faire… Nous reviendrons pour d’autres détails.

 

Tchadanthropus-tribune

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