Alors que les autorités de N’Djamena tentent d’accroître les revenus issus de l’or dans le pays, le turc Nadir Métal propose d’aider à améliorer la situation.

Encore loin du radar de la plupart des investisseurs étrangers, le secteur minier tchadien est préempté par les opérateurs turcs, qui surfent sur les bonnes relations diplomatiques d’Ankara avec N’Djamena. Après le bureau de recherche minière et le conseil des relations extérieures turcs (AMI nº456), un leader du raffinage de minerais du pays cherche à prendre position au Tchad : Nadir Métal Raffinerie. Fin février, Adnan Ozyasar, directeur marketing de cette société raffinant l’or, l’argent et le platine, s’est rendu à N’Djamena pour rencontrer le MSGP (ministre d’état secrétaire général à la présidence) Kalzeubé Pahimi Deubet, le ministre des mines Mahamat Hamid Koua et le directeur de la Société nationale des mines et de la géologie (Sonamig, publique), Outhman Abderahman Hamdane. Avec eux, Adnan Ozyasar a évoqué l’intérêt de Nadir Métal pour l’achat et le raffinage de l’or extrait au Tchad.

Le partenariat permettra à Nadir Métal de trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en or. Le gouvernement devrait aussi en bénéficier. Nadir Métal compte l’aider à mettre en place le Comptoir national de l’or et des métaux précieux, organisme public gérant l’achat et la vente de minerais (AMI nº453), qui doit aussi favoriser la formalisation de l’artisanat minier et garantir des revenus à l’État.

Tchadanthropus-tribune avec la lettre du Continent.

 

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