De sources dignes de foi, une maffia de détournements de deniers publics au ministère de la Justice est passée entre les mailles des inspecteurs de l’IGE (inspection de contrôle d’État). Il a fallu que le dernier remaniement se fasse pour que les langues se délient. En effet, le ministère de la Justice est éclaboussé par le détournement de l’argent destiné aux vivres des prisonniers des maisons d’arrêt du Tchad. Plusieurs millions de FCFA (65 millions de FCFA) auraient été décaissés par le secrétaire général du ministère de la Justice, Mr Oumar Adoum, pour justifier des paiements avec des fournisseurs au détriment du comptable du ministère qui s’en trouve contourné. Le fournisseur alimentaire des prisons Mr Siddick aurait été payé en cash hors procédure règlementaire alors que normalement tous les fournisseurs devraient être payés par chèque. Chose que réfute le sieur Siddick, car aucune signature le concernant ne se trouve apposée sur un document. L’affaire s’est ébruitée lors de la visite inopinée d’Idriss Déby à la prison d’Amsinéné, où un prisonnier l’apostrophait sur les conditions alimentaires dégradantes. Idriss Déby se serait tourné vers son ministre de l’époque le Pr Ahamat Mahamat Hassane pour dire “Nous avions alloué 800 millions de FCFA pour les prisons, où sont passés ces sous ? “. Silence radio, aucune explication ne fut donnée. Ajoutés en cela, les détournements de 3 véhiculent qui devraient être reformé au nom du ministère de la Justice. Les véhicules furent déroutés entre le SG (secrétaire général) du ministère, le ministre lui-même et une tierce personne.

Le Tchad, notre pays est sous les feux croisés des détourneurs de l’argent de l’État. Des individus véreux n’ont aucune honte pour sucer le sang du peuple tchadien du matin au soir. C’est avec le sang du peuple qu’ils abordent cette attitude arrogante et cet enrichissement sans vergogne. Tout cela avec la complicité et la duplicité de l’exécutif tchadien qui ne fait rien pour appréhender et punir les voleurs de la république.

Le Tchad va mal, et se morfond dans une crise financière sans précèdent, mais malgré cela, les maigres dotations et allocations de l’État sont déviées vers d’autres cieux. Idriss Déby en personne est conscient et connaît personnellement les voleurs, mais ils vivent tous dans une impunité totale. Voleurs, criminels, voyous, ce sont ceux-là qui sont aux commandes de notre pays. En face, il y a un peuple qui n’a pas le courage de réclamer ses droits, par peur de sacrifice. Jusqu’à quand ?

Tchadanthropus-tribune

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